[Livre] Seul le silence – R.J. Ellory

Nous ne sommes plus à l’âge des ténèbres. Nous ne sommes plus des ignorants. Adolf Hitler est un Blanc, tout comme Genghis Khan était mongol et Caligula romain. Ce n’est pas une question de nationalité, ni de couleur, ni de religion… c’est à chaque fois juste une question d’homme.

 

Seul le silence

Quatrième de couverture :

Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série de crimes. Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph s’installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d’enfants se multiplient…Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante.

C’est le 3ème roman de R.J. Ellory que j’ai tenu entre mes mains

(Après Les Anonymes et Les Anges de New York.) Je dis bien roman, parce que là où je pensais trouver un bon thriller, une intrigue angoissante, j’ai trouvé le long cheminement de Joseph, une enquête sur 30 ans, qu’il démarre à ses 12 ans en voulant protéger sa petite voisine après avoir découvert le corps d’une fillette violée et tuée. J’ai trouvé l’éclosion d’un écrivain, avec la dose de torture intérieure qu’il semble nécessaire d’avoir pour réussir à poser des mots sur une feuille.

Adepte du glauque et du thriller sanguinolent et flippant, j’ai d’abord été déçue en lisant Seul le silence, forcément. Mais Joseph prend du volume et le personnage devient si imposant qu’on ne peut plus le lâcher. Une enquête sur lui même, ses choix, ses relations plus encore que l’enquête sur le tueur de petites filles qui est à mon sens souvent reléguée au second plan pour laisser la place à ce personnage.

Un Joseph qui ne fait que grandir et s’épaissir au fur et à mesure qu’il vieillit. Et qui semble pourtant si petit et faible à la fin de l’intrigue, fin que l’on suit tout au long du roman par petites touches.

Comme dans tout R.J. Ellory, attendez vous à de longues descriptions (dont je ne suis pas fan). Seul le silence est l’un de ces romans dont la fin n’est finalement pas le plus important…

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