La babysitter, Jésus et le vin

Faire appel à une babysitter. LE truc qui ne m'était jamais arrivé. Pas faute d'envie non, plutôt de moyens. Les tarifs ne sont plus ceux de mes 15 ans, quand c'était moi qui allait garder les mioches des autres. Loin de là. Et puis j'en ai 3.

Et puis il y a eu ce resto payé par la boîte. Cette envie d'être avec des adultes. Uniquement. Parce que même s'ils se tiennent bien à table, il faut quand même checker le vidage d'assiette, la serviette sur les genoux et le nombre de verres que l'on boit. C'est tout de suite moins drôle.

N'ayant aucun frais à part la babysitter et l'éventuel taxi à la fin de la soirée (finalement ma copine nous a ramené, c'était chouette puissance 2), j'ai dit go. J'ai contacté la babysitter d'une autre amie, et hop, c'était réglé.

Un mois avant la soirée, nous nous sommes rencontrées. La jeune fille était bien plus organisée que moi : à quelle heure ils mangent (Quand c'est prêt ?), à quelle heure ils se couchent (quand ils ont mangé et qu'ils sont en pyj ? ah et si le dessin animé est fini aussi). Combien d'histoires (euhh… Je n'en lis pas en vrai, mais fais toi plaiz). Combien ils pèsent, pour le doliprane (avant ou après le caca ?). Du coup j'étais rassurée à mort (enfin je n'étais pas stressée au départ en fait), et je suis partie le coeur léger, le coude entraîné.

 

Poppins

 

Petite tête bizarre sur les coups de 20H43, quand j'ai reçu le message qui te dit que tout va bien, qu'ils ont brossé les dents et fait pipi, qu'ils sont au lit après avoir regardé un dessin animé sur la Nativité suite à leurs questions sur la religion.

WO-Ké. Je choisis de retenir que tout va bien, qu'ils ont fait pipi et qu'ils ont brossé les dents. Et qu'ils sont au lit. Et je choisis de rire et de faire remplir mon verre de ce mauvais vin qu'on a bu ce soir là. (ou alors c'était le mélange qui était mauvais ? L'oeuf ? La poule ? Bref).

J'envoie le traditionnel message "on est parti, on arrive" (enfin à Paris, tu sais que tu annonces qu'en fait tu es là dans 30 à 120 minutes, en gros, à la louche), je reçois une réponse de désespoir. Enfin non, elle gérait en fait. Grave. Madame Ma Fille avait hurlé et réveillé tout le monde, mais elle leur avait chanté une chanson (je suis sûre que cette nana se transforme en licorne la nuit et tout) et qu'elle s'était allongée près de la grande qui recommençait à hurler dès qu'elle se réveillait.

Le vin m'a fait rire encore. Vilain.

On arrive, je ris. Je relève la sainte licorne près de ma fille. Je ris. Même en la payant, j'ai ri. Mais j'ai quand même pensé à éclaircir cette histoire de Nativité.

Mes gosses, de 18H15 à 20H43, ont passé leur temps à lui parler de Jésus. Qui était mort, mais vivant en fait. Mais mort. Mais vivant. 2H non stop.

(berdol j'ai encore ri).

La pauvre s'était mis un DVD. Elle avait mis sur pause. Elle avait regardé 12 secondes de son film. J'ai cru voir des ailes dans son dos et un petit bout de corne sur le haut de son crâne. JE TE JURE.

N'empêche, elle a été patiente, a essayé de répondre à leurs questions (mais n'a pas trop osé ne connaissant pas notre position sur la religion, elle va devoir le rajouter dans son interrogatoire). Si on était resté, je crois que je l'aurais rappelée. Mais je ne sais pas si elle aurait accepté….

Ah et le vin alors ? Bé il m'a bien torturé l'estomac pendant 48H celui là. Le bordeaux aura notre peau, la prochaine fois je commande (du bourgogne, what else ?)

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