Arrêter de vouloir faire les choses bien, les faire au mieux.

Je ne vais pas commencer ce billet par "quand tu es parent". Parce que je le fais tout le temps.

Donc.

Depuis que tu es parent (ah ah), et peut-être même depuis plus longtemps si tu es du genre maniaque, tu essaies de faire les choses bien. Bien mettre une couche (sinon y'a des fuites), bien nourrir le gnome, bien l'habiller, avec un maillot de corps (sinon mamie râle). Bien éduquer, bonjour, merci.

Faire bien est épuisant. Chaque manquement au bien est un échec démoralisant.

Avec les jumeaux, je me suis imposé la fin du bien. Alors j'ai fait au mieux. Et depuis je continue.

J'ai des lignes conductrices non négociables : les gnomes doivent avoir à manger, être habillés, jouer et être polis. Le reste n'est que fioriture.

  • Fioriture l'heure passée à mixer des petits pots.
     
  • Fioriture l'obligation de jouer avec ses enfants pour les aider à développer leur moi intérieur.
     
  • Fioriture l'aspirateur tous les jours.
     
  • Fioriture la perfection. Rien n'est drôle dans la perfection. La perfection est calculée. La vie avec des enfants doit être spontanée. De toutes façons, même si tu refuses d'être toi-même spontané(e), tu y es bien obligé(e).

 

goodmother

 

La fin du bien, c'est la fin de la boule dans le ventre quand tu n'as pas eu le temps de repasser et plier en 3 les chaussettes qu'ils portent en allant à l'école, parce que tu as du aller fouiller dans ta pile de linge propre qui attend d'être plié.

La fin du bien, c'est le début du plaisir des petits moments qui n'ont pas pu être calculés.

La fin du bien, c'est l'effacement progressif de la culpabilité.

 

Et finalement, faire au mieux, c'est vachement bien non ?

 

 

20 commentaires

  1. Je vais me l’afficher comme un mantra, ça simplifiera ma vie. Ras le bol de ce vouloir tout bien faire qui prend le dessus et gâche les bons moments. Merci pour ce message, du coup je vais aller lire ton blog (que je ne connaissais pas)

  2. oui, je suis assez d’accord.
    Sauf avec le fait de ne pas jouer avec ses enfants.
    Au contraire, moi c’est ce que je fais en priorité. Je trouve que c’est le minimum qu’on puisse leur donner. Un peu de temps, 10 min par jour, chacun, c’est peu, mais tellement pour eux..!! Et comme dirait Isabelle Filliozat, ca remplit le reservoir d’amour!!!

    1. Ah mais on peut le faire, jouer avec eux. Mais je n’aime pas ça moi. J’avoue. Ca ne nous empeche pas de faire plein d’autres choses ensemble, préparer à manger, lire un livre, danser dans la chambre de la grande 5 minutes avec eux… Mais me poser avec des playmo ou faire un jeu, je n’aime pas….

    2. moi je suis d’accord avec Yaya.
      Par contre, pour la question de la culpabilité, je n’ai pas le même avis. Faire bien, c’est rentrer dans une norme, le “bien” correspond à une image.
      Faire “au mieux”, c’est agir en fonction de ses propres convictions et de son propre référentiel. Mon mari fait “bien”. Moi je fais “au mieux”. et bien entre nous, c’est moi qui culpabilise le plus. Car dans le “au mieux”, il y a plein de choses qui ne sont pas dans “le bien”. Dans “le bien”, y’a tout le ménage, le repassage (mais quelle idée?!!)… Dans le “au mieux”, il y a les parties de rigolades, les bains qui éclaboussent et qui font pleins de souvenirs, y’a les parties de bac à sable dans le jardin dès qu’un rayon de soleil pointe, y’a les balades auxquelles je tiens tout particulièrement (mais que j’ai grand mal à assumer du fait de mon actuelle grossesse gémellaire)… il y a tellement de choses dans le “au mieux” pour moi, que parfois, ça me parait moins culpabilisant de me dire “de toute façon, je fais les choses bien, et c’est déjà pas mal”. Pour moi, “au mieux”, c’est au-dessus, parce que ça veut dire que je m’épanouis avec eux, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas. Alors à défaut, j’essaie de bien faire.

  3. Oh yeah!
    A force de vouloir trop bien faire et bien je n’en peux plus
    De grosses envies de partir, loin et seule! surtout seule…
    Et puis oui je ne suis pas obligée de jouer des heures avec eux, ni leur repasser leurs fringues, ni bien d’autres choses encore. Mais des câlins de l’écoute et des bisous, voilà c’est bien

  4. Tout a fait d’accord! moi aussi je fais au mieux et je m en porte très bien et ma fille aussi :wink: j’aime bcp l’image avec la phrase en english :-P

  5. Pas d’accord du tout ! Je passe mon temps à faire bien : mes deux loulous n’ont jamais mangé un seul petit pot industriel, je passe mon temps à jouer à des jeux de société avec eux, à les emmener à la piscine chaque semaine, à sortir avec eux… Je travaille aussi et je n’ai plus une seule minute à moi ! Mais quel plaisir, et si je prends du temps pour moi, je culpabilise ou mes enfants me manquent, je suis accro ! J’écoute aussi mes copines-mamans d’ados qui me disent : profite, profite, profite ! Alors profitons de leur enfance… et arrêtons de nous plaindre…

    1. Je me plains ? Où ça ? Si tu prends du plaisir à faire tout ça, c’est tant mieux pour toi :) Je profite aussi de me 3 enfants, malgré mes 2 boulots. On n’en profite pas de la même manière, voila tout :) et entre nous, la notion de “bien” est propre à chacun. Mon “bien” ne prend pas en compte les petits pots par exemple.

      1. je ne vois pas non plus de plainte dans cet article. Je le trouve très juste ce billet. Arrêter de se mettre la pression pour profiter mieux de nos enfants.

  6. Que du vrai cet article. Et je sais de quoi je parle car je ne vise que la perfection et j’en ai marre. Je t’envie car je n’arrive pas à relâcher pour profiter au mieux, si je ne fais pas quelque chose, je culpabilise. Je profite de mes enfants à ma manière et comme toi je n’aime pas jouer avec eux. On cuisine ensemble, on lit, on se promène…. mais pas de jeu de Doc la Peluche ou Lego… Maintenant ce qu’il me reste à faire est d’arriver à faire au mieux mais pour l’instant je n’ai pas trouvé la solution.

  7. Les ados on en profite aussi, c’est un âge génial. Je pense que toutes les tâches de la petite enfance peuvent être déléguées (à part les câlins, hein?), mais pas la présence à l’adolescence … Et jouer au playmo ça me gave aussi, par contre, refaire le monde, parler du mariage gay, écouter ses musiques, regarder ensemble des vidéos sur Youtube, aller voir un film ou une expo, c’est vraiment stimulant. Et entre 2, une pizza de chez Picard, ça le fait bien.

  8. Envoyer son fils avec une grosse tache sur les fesses de son pantalon (propre hier) pour son dernier jour d’école. 8-O
    Parce que demain on part en vacances et que j’ai besoin de pantalons propres pour emmener…. :-?
    J’ai pas assez de pantalon.
    Et la fatigue prend le pas sur la culpabilité.
    Merci pour ce billet, qui me rappelle qu’avec des jujus j’ai fait au mieux, même si je n’ai pas fait pour eux tout ce que j’aurais eu envie de faire (massage, écharpe de portage, haptonomie…) :-D

    1. Exactement le même sentiment que toi pour les jumeaux… beaucoup de choses sont passées à la trappe. Mais ils sont bien et là est l’essentiel.

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