Il faut parler aux enfants.

Depuis des lustres, on vous le dit : il faut parler aux enfants. Tout petits, ils peuvent comprendre que l'on est fatigué, que maman a besoin de temps pour prendre sa douche et se raser les jambes. Non seulement ils comprennent, mais en plus ça leur apprend à exprimer eux mêmes leurs émotions, plus tard, quand ils sauront parler.

 

Certains pensent même que parler aux bébés in utéro peut avoir un effet bénéfique : sur la position, sur une menace d'accouchement prématuré.

 

Alors soit on nous dit des conneries, soit il faut que j'aille voir un ORL avec les miens.

 

Déjà bébés : les jumeaux étaient en siège. j'ai parlé, parlé, promis, menacé même. Rien à faire. Soit. Un bébé in utero ça entend bien ce que ça veut entendre, un peu comme mon Pépé le faisait.

 

Aujourd'hui je pense être en plein dans ( le début de) la phase d'opposition avec Tisam et Margow. Du genre opposition gémellaire, vous voyez le genre? Attention, ils ne sont pas ensemble, au contraire, vous le savez maintenant, mes jumeaux sont plus l'un contre l'autre que l'un avec l'autre.

 

Cette opposition là ne pouvait elle pas suffire à leur affirmation de leur moi intérieur? Et bien non.

 

Si Magow semble comprendre quand on lui parle, parler à Tisam revient à parler à mon chien, l'expression des yeux surpris et la queue qui bouge en moins. J'ai clairement des fois l'impression qu'il n'entend rien, au sens physique du terme. Je lui parle, je lui explique qu'il ne faut pas taper la porte contre le mur / qu'il ne faut pas taper sa soeur contre le mur / qu'il ne faut pas taper le mur, rien à faire, il continue en hurlant que siiiiii fooooooo paaaa béssssaaaaaaant (si, il le faut, et je ne suis pas méchant) en même temps que je tente de lui parler calmement, doucement, à sa hauteur, tout comme il faut parler à un gosse quoi.

 

Bon d'accord, au bout de 7 minutes, je lui dis que c'est mal de taper contre le mur en le tapant contre le mur. Ou en le mettant au coin. Ca dépend des jours.

 

J'ai totalement perdu le canal de communication entre moi et mon fils de 2 ans et demi quoi.

 

Alors oui, je sais qu'il entend. Car comme le vieux chien ne répond pas à "viens là", mais entend le bruit du papier d'alu dans le placard, TiSam ne répond ni à "viens là", ni à "arrête de crier", mais comprend très bien le mot chocolat ou dessert. Par exemple. Alors je vous entend deja : arrête de lui donner des ordres et tente les phrases gentilles. Je vous arrête. Le "viens voir ici s'il te plait" ou encore "tu peux te mettre à table mon chaton?", ça ne marche pas non plus. Et j'ai l'air encore plus con quand il dit "noooooonnn pasatoooo" (non, pas chaton).

 

Si on ne le forçait pas (à se déshabiller pour la douche, à prendre une douche, à aller au lit, à venir à table, à ne pas jeter les couverts dans la tronche de ses soeurs, à sortir chercher sa soeur à l'école, à arrêter de lancer des jouets partout juste pour voir comment ça fait …), la vie serait extrêmement calme et silencieuse ici.

 

Mais comme il faut faire tout cela, je ne vous raconte pas les crises et les colères. Il exprime ses sentiments, oui. Dès qu'on ne fait pas ce qu'il veut, quand il le veut, où il le veut et de la façon qui lui plaît, c'est clairement de la colère. Je différencie sa colère de sa tristesse, les pleurs et cris sont bien différents. D'ailleurs si ses colères finissent généralement en larmes (de frustration), elles commencent avec un regard noir, mon gamin se transforme.

 

Une colère, me direz vous, c'est le lot de tous les parents. Dans le fond je suis d'accord. Mais ce que je vous décris là arrive plusieurs fois par jour, quasiment à chaque fois qu'il ne veut pas se plier à une règle (je veux parler de règles pas forcément établies officiellement, je parle de se mettre à table, de ne pas la quitter à tout bout de champs, de ne pas renverser un bibi d'eau par terre, d'accepter que maman ne mette pas de grenadine dans le biberon, on n'a pas des règles très compliquées chez nous). Chaque moment de la journée est ou peut être une étincelle.

 

Pour moi, la solution serait de l'ignorer. Il ne veut pas s'habiller pour aller chercher la grande à l'école? on n'a pas le choix, lui mettre ses chaussures quitte à devoir le ceinturer et partir sans accorder plus d'importance à sa colère. Il commence à crier parce qu'il exige veut de la grenadine dans son bib, j'ignore, il va bien finir par arrêter de crier.

 

Le problème dans cette solution c'est qu'il n'arrête pas. Il transforme. Les cris s'arrêtent pour éjecter tout ce qui se trouve sur la table violemment (des jouets la plupart du temps), ou pour donner un coup de pied au chien si par malheur il se trouve sur sa route (ça je ne tolère absolument pas, c'est le pire qu'il puisse faire), ou il tape/pousse très fort (moi, ses soeurs). Il devient violent. Il sort sa frustration de cette manière.

 

Les punitions (au coin/dans sa chambre) ne fonctionnent pas non plus. Il n'y reste pas, et le maintenir de force dans le coin ou dans une autre pièce, ça n'a plus le sens premier d'aller se calmer pour revenir plus serein (c'est du moins le sens que moi je donne à cette punition).

 

La fessée… j'ai rien contre personnellement, mais ça ne sert strictement à rien. Et puis s'il devient violent dans sa colère, c'est de loin la pire des solutions à adopter je pense.

 

Les mots clés de cet articles sont : colère, violence, opposition, 2 ans et demi. Selon moi. Je le pense tétu, mais j'y vois plus que ça finalement. Il n'y a aucun dialogue possible à partir du moment où il a décidé que ça ne lui plaisait pas. Car en dehors de ces crises là, on a possibilité de parler (enfin on parle comme avec un enfant de 2 ans et demi).

 

Si vous avez des solutions, que vous en avez trouvé avec les vôtres, je suis preneuse…

30 commentaires

  1. j’attends de voir les solutions…Même combat avec NuméroDeux qui a un peu plus de 3 ans et qui peut se mettre dans tous ses états…La moindre situation du quotidien peut partir en couilles (ou pas…), stress de chaque instant…

  2. J’en chie aussi avec mon deuzans et d’mi.

    Il n’écoute rien du tout. les consignes. les punitions. rien a faire.

    Alors on essaie. on crie (surtout moi bcp) et si les voisins me font chier je leur dirais d’allez se faire foutre je prefere crier un bon coups que de lui foutre une raclée qui ne soulagerait que moi.

    Oh parfois il a une féssée quand vraiment ila dépassé les bornes.

    Le faire rester à table est un combat de force.

    J’arrive depuis peu a marcher dans la rue sans lui donner la main. sans qu’il se tire a 3km en courant et en mettant sa vie en danger. J’essai de lui montrer que je lui fais confiancE. il déroge a la règle il donnera la main. et la j’ai le droit a unpetit garçon qui hurle et qui se laisse trainer sur le sol.

    Mon plus gros pb c’est qu’il est très brute et parfois violent.

    Il jete souvent les jouets (par ex au nouvel an il a jeté un hipopotame playmobil
    vieux de 30ans a la tête de mon beauf ça l’ui a ouvert un peu sur a peine 1cm mais quand mm…)

    Quand il n’est pas content il jete. quand un enfant le contrairie il peut lui tirer les cheveux le pousser, lui vider une caisse de jouet entière sur la tête.
    Un matin il tapait meme a l’aide d’une raquette de tennis comme ça pour le plaisir.

    On explique. On punit. On y arrive pas.

    J’espere que l’école aidera un peu a remettre les choses dans l’ordre.

    Deja il ne mord plus. et c’est pas les punitions, les gros yeux qui ont changé ça. J’en ai eu marre. a chaque fois qu’il mordait. je le mordais. aussi fort que lui avait mordu son frere, son pere moi ou tout autre personne comme ça sans raison il passe a coté de toi et mord.

    JE te souhaite bon courage !

    Quand il refuse de sh’abiller a tu essayer de lui faire choisir lui meme ses vetements? propose lui 2 tenus et demande lui de choisir celle qiu veut mettre. ici on essai de faire des concours le 1er qui a fini a gagné.

    pour leur faire couper les cheveux vendredi j’ai mis en jeu une sucette au chewing gum le saint graal puisqu’il n’ont pas le droit d’en manger !

    1. par contre, d’après ce qu’on me dit à la garderie, il ne s’en est encore jamais pris à quelqu’un d’autre, à un autre enfant là bas. D’ailleurs meme sa soeur, il la laisse en paix (ils sont ensemble là bas). Pareil, j’attends de voir l’école, en espérant que ça améliore les choses. Parce qu’ils seront séparés, et ma vulpabilité de maman me fait penser que c’est entièrement à cause de la gémellité, il se sent obligé de se démarquer. C’est peut être pas vrai hein… j’en sais rien

  3. Bon, forcément moi j’ai un 2ans tout seul, donc pas pareil.
    Lui, son truc, c’est les cris – pardon – les hurlements de castafiore les doigts coincés dans la porte. Une horreur en tps normal, un truc à devenir zinzin après une journée de boulot.
    Au début, j’ai expliqué (nononon, pas bien toussa).
    Une fois ou deux je me suis énervée et je l’ai engueulé. Mouais, bof bof.
    Maintenant je l’ignore. Je lui parle comme s’il ne criait pas. Je continue la conversation sans trop le regarder… Et au bout de 3 semaines, ça commence à passer.
    Pour les colères, quand il est trop dedans, je le laisse hurler sa rage pdt 2-3 minutes puis je vais le voir et je l’intéresse à autre chose.
    Il a eu un moment où il tapait, avant qu’il ne sache parler. C’était une réelle frustration pour lui de ne pas pouvoir s’exprimer. Du coup, on lui a bcp bcp parlé, on racontait touuuuuut ce qu’on voyait pour compenser. Ça a marché un peu puisqu’il a arrêté de mordre avant de parler. Bon par contre maintenant il ne se tait jamais et il raconte touuuuuuut ce qu’il voit.
    Après, je reconnais avoir un gamin plutôt facile quand même et de mon côté, d’être plutôt patiente. L’un et l’autre permettant je pense d’éviter les grosses périodes d’incompréhension. Qui arrivent quand même, hein… Mais dans ce cas là, je refile le paquet au papa.

    1. j’ai perdu ma patience quand j’ai eu les jumeaux mdr. le niveau de patience doit être proportionnellement inférieur au niveau de patience je crois… Mais bon, j’en ai encore pas mal je trouve.

      J’essaie aussi de lui parler, toute la journée hein, pas forcément quand il fait une colère. Surtout qu’en plein colère, tu peux lui parler de ce que tu veux il reste dans son “dialogue” et ne décroche pas de son thème, ne se laisse attirer par rien d’autre…

  4. Mouai pas facile, je connais les hurlements tellement stridents qu’ils briseraient des verres à chaque fois qu’on lui dit non ! la seule solution qui marche un peu chez nous c’est l’ignorance !! Ne pas la calculer au bout de 3 demandes avec NONNNN comme réponse, je la laisse en plan. Parfois je m’enferme dans la salle de bain ou ailleurs et je ne répond pas à ces “mamannnnn” mais malheureusement pour cette solution il faut avoir du temps ! ce qui n’est franchement pas toujours évident ! ça peu prendre 10 minutes avant le retour au calme et 10 mns c’est précieux surtout si il y a un timing à respecter… le coin ça marche aussi mais parfois il n’y a rien à faire à part la laisser dans sa chambre à HURLERRRRR et tout jeter par terre….
    En résumé pas de remèdes miracle si ce n’est la patience à long terme pour attendre les 3 ans bien révolus !!
    Je te rassure, j’ai tapé dans des portes ou dans un oreiller pour éviter de lui coller une droite, hurlé donné des claques sur les fesses (mais effectivement ça ne sert à rien.
    Je sais aussi qu’au lieu de l’engueuler à chaque fois qu’elle fait une bêtise, je la félicite (quitte à exagérer) quand elle est calme, obéissante, gentille… ça parait bête mais ça paye…
    Voilou mais COURAGE !!!! par ce que c’est très dur ! en espérant que Magow ne s’y mette pas en même temps !!!

    1. je félicite aussi, mais peut être pas assez. Quand ils ont été sages au magasin par exemple, comme hier, ou quand ils jouent ensemble de manière normale (ce qui ne veut pas dire sans bruit hein, on est d’accord, mais du bruit de jeu c’est tellement tolérable par rapport à des cris de colère). Je ne bride que rarement les bruits de jeu d’ailleurs. Et j’aimerai tellement qu’il(s) note(nt) à quel point maman est plus zen, plus sympa, plus caline et tout quand tout se passe bien…

  5. Je me reconnais bien en toi juju, et je reconnais bien ton Tisam, dans mon Antoine (qui a maitentant 8 ans et demi).
    C’était notre premier, et lorsqu’il avait deux ans et demi, nous avons eu son petit frère. Antoine a “développé les memes symptomes” que Tisam mais vers les 3 ans. A tel point, que j’étais convoquée par la maitresse de la petite section au bout de 1à jours d’école (là tu te dis que tu n’as pas fini d’en chier si la scolarité commence comme ca :-( ) du coup elle avait pris mon gamin en grippe, et ses colères à lui ne se calmait pas, ni sa violence bien au contraire. Vis à vis de nous, jms rien de “violent”, mais il s’en prenait aux autres. Un jour je me suis meme surprrise à me dire que le jour où il tombera sur un grand de grande section, et qu’il se prendrait une bonne rouste, il finirait pas comprendre… Ce jour là est arrivé sauf qu’antoine tapait encore plus fort….. grrrrr
    je n’ai trouvé qu’une solution : la pédopsy…. j’avoue c’était difficile au début d’accepter d’emmener son prem’s chez la psy. tu as l’impression de ne pas savoir gérer… mais elle était formidable et a tout de suite décelé ce qui n’allait pas chez antoine. Ce que j’ai bcp apprécié, c’est le fait qu’elle ne nous a jms mis en tort, elle donnait des conseils, mais n’imposait rien, à nous après d’en faire ce qu’on voulait.
    il s’avérait en fait, qu’antoine était fou de jalousie de son frère. il avait compris qu’il ne devait pas faire de mal à son frère ni à nous, donc pour calmer sa jalousie, il castagnait les autres….
    bref… tout ca pour dire que nous meme, nous n’avons pas trouvé de solutions, SEULS, la pédopsy que nous sommes allés voir 3 mois, nous a bcp bcp bcp aidé….
    je te souhaite bon courage, et t’inquiètes, à tout âge ils nous en font voir de toutes les couleurs lol
    bisous juju

    1. la pédospy, ok. Dans l’absolu, comme le souligne Anne Lise ensuite, c’est pas mon truc. Mais depuis quelques temps j’y pense.

      Disons que tant que cette violence reste interne à la famille, qu’il ne tape pas sur les copains à la garderie par exemple, ou que ce comportement change un peu quand mamie est là, je pars du principe où on reste dans la normalité dans un comportement de petit garçon de 2 ans et demi. Si par contre ça commence à déborder, là, je surveille bien, et le pédospy sera je pense nécessaire pour m’aider moi à rétablir un contact avec lui.

      1. Après tu peux aussi estimer que même si ça reste dans le cadre familial, c’est pas une situation “normal” et que c’est dure à vivre, tu peux tenter de changer les choses déjà pour ton bien être :wink: En tout cas ma belle soeur à décider d’agir avant tout pour elle, et parce qu’elle se disait que son fils n’était pas bien puisqu’il semblait souvent en colère. A l’école aucun soucis ! il écoute la maitresse, obéis, pareil chez les grands-parents !

  6. C’est clair que le renforcement positif, ça marche vraiment bien. Tu valorises toutes les actions positives, même des tous petits trucs et tu ignores toutes les trucs negatifs.
    Bon, cest evidemment pas toujours possible, mais l’idee c’est que tu crees une reponse de ta part à ses bons cotes plutot qu’à ses mauvais. Sachant qu’un enfant de cet age cherche toujours l’approbation de ses parents, si tu ne réagis que qua d il fait une betise, il va chercher a reproduire ce qui te fait reagir, la betise. Parce que souvent, on a tendance a laisser passer les choses qu’il fait bien parce qu’on s’habitue, genre il dit bien tel ou tel mot, ou un mot nouveau, ou il court vite, il tient bien sa cuillere, il a bien mangé, des broutilles pour nous, mais qui lui demande quand meme un effort, qu’on ne reconnait pas a leur juste valeur selon lui.
    Après, ce n’est pas la solution miracle non plus, et puis il ne faut pas laisser passer toutes les betises non lus, il n’a pas le droit de faire tel ou tel truc, se mettre en danger, faire mal au chien…
    Et recompenser les “bonnes actions” ne veut pas forcement dire les gater, un sourire ou un mot suffise. Et cest toujours plus agreable a faire que lui gueuler dessus comme un putois

    1. comme je le disais, je tente de valoriser les bons comportements. pas qu’avec lui d’ailleurs. Je pense que ça fait vraiment partie de “ma” méthode pour “mes ” gossses. Et ils sont fiers quand on souligne cela, même la grande :)

  7. Ben je sais que tu n’es pas fan de ce genre de “personne” ;) mais comme le dit Lilie, un pédopsy pourrait peut-être t’éclairer sur son comportement. Je te dis ça car ma belle soeur rencontre depuis plusieurs mois les mêmes soucis avec son fils, alors bon, la crise d’opposition, le fait qu’on son fils soit du genre têtu et capricieux… OK…. mais tout comme ton Sam, il se mettait dans des colères noires ! a taper tout ce qui passe sur son chemin, à se frapper la tête par terre parfois ! 8-O puis est arrivée avec l’âge la violence des mots, du genre “putain de ta mère” tu vois le truc :-| quand elle le punissait dans sa chambre il retournait absolument tout la pièce !
    Elle s’est décidé à voir un pédopsychiatre car elle était à bout nerveusement (naissance de sa fille il y a 5 mois, donc bcp de fatigue) et déjà en 2 séances elle a vu des résultats, et surtout ça lui fait un bien fou de comprendre le pourquoi ! parce que tout comme toi, le dialogue avec son fils était rompu, elle pouvait parler au mur c’était pareil ! bref, les résultats sont là et elle ne regrette pas du tout du tout !!!! Courage Juju, pas facile cette situation :cry:

      1. Pas étonnant si tu as déjà fait le tour de la question et essayé pleins d’autres trucs avant :wink: il y a un moment où il faut arriver à se sortir de situations pesantes / stressantes car ce n’est bénéfique pour personne.

  8. et ben dis donc tu remplaces Ti Sam par Luca et on dirait moi il y a deux ans… pas cool cette phase des deux ans (j’en tremble encore quand j’y repense). Je trouve qu’elle est encore plus terrible chez les garçons. D’après mon expérience, il n’y a pas grand chose comme solution à part tenir bon… continuer les punitions, continuer à lui expliquer les choses car à terme ça finit par payer! par contre, je trouve qu’envoyer un enfant dans sa chambre pour le punir revient à lui dire va jouer dans ta chambre et fiche moi la paix… la portée pédagogique est donc minime!!!!
    voilà même si mon témoignage t’apporte pas grand chose au moins j’espère que tu te sens moins seule face à ton problème, on est plusieurs à être passée par là!!! bisousssss

    1. comme je le disais avant en réponse à quelqu’un d’autres, je pense que tant que ça reste dans le milieu famillial, que le comportement change quand on est en présence d’autres personnes, au moins le temps que ces personnes fassent partie des murs, ça reste un comportement de petit garçon normal. Si un jour ça doit sortir de la famille, qu’il doit aller faire une colère de ce genre à la garderie, à taper des copains… là il faudra penser à agir pour de vrai

  9. Mon n°3 était comme ça. Il a maintenant 3 ans et 1/2 et est tjs + (un peu) violent que les 3 autres. Mais ce qui m’a sauvée quand il a commencé à partir en vrille vers 2 ans, c’est de reformuler pour lui. Il s’énerve, je lui dis “tu es en colère” il me dit oui et on continue “tu es en colère parce que tu ne veux pas faire ceci / que je te dise cela / etc…” et une fois que j’avais exprimé ce qu’il n’arrivait pas à dire, en général, il n’était plus en colère mais juste triste (je lui dis “tu es triste”) et on faisait un câlin. Le fait de se sentir compris l’aidait énormément à se calmer.
    La suite pour lui faire faire le truc, était de lui expliquer l’intérêt de ce qui était demandé, une fois le gamin revenu au calme.
    Mais bon, je dois avouer qu’il s’est retrouvé aussi une fois tout habillé dans la douche, parce qu’il n’avait pas voulu se dévêtir avant (mouarf!) :twisted:

    1. oh la douche tout habillé, il y a aussi eu le droit.

      J’ai tenté la reformulation, à vrai dire c’est mon quotidien avec chacun des 3, je pense que c’est une méthode intéressante pour comprendre ce qu’il se passe. Par contre en cas de colère de Tisam, impossible de dialoguer (et le posteriori dans ces cas n’a que peu de portée, ça passe dans leur tete comme une feuille dans le vent). TU ne peux juste pas lui parler, il reste sur sa position, la répétant sans cesse, sans écouter ce que tu lui dis. Pour dire, même le “tu veux un bonbon” (testé pour voir) ne trouve pas la réponse “oui sourire”.

  10. Au début de ton article, j’allais t’écrire : c’est normal c’est un garçon.
    Le fait de parler dans le vent… que si on n’a pas les yeux dans les yeux, ça ne passe pas par le cerveau…
    C’est d’ailleurs dit dans Mars et Vénus : à vous les hommes quand votre femme vous parle regardez là dans les yeux !

    Après, chez nous, le fait de s’accroupir, de lui dire de nous regarder, de le mettre au coin ect…ça marche, après tout rentre dans l’ordre.

  11. J’en suis au même point avec mon deuxième.
    Je viens de me faire une commande Amazon à ce sujet, tu me dis si tu veux de la lecture :)

    Plus sérieusement…à part responsabiliser et opter pour la négociation, je ne vois pas.
    Ici on propose : tu veux t’habiller tout seul ou c’est maman qui t’habille?
    Pas d’autres alternative.
    ça marche, un peu.
    Et sinon? Time out. Il va prendre l’air dans sa chambre, on va prendre l’air aux toilettes :)
    Courage.
    ça passe en fait.

  12. Bon, déjà, j’adore ton article, c’est très drôle (même si ce que tu vis est loin de l’être hein). Ensuite, ba voila quoi, tu as trouvé, il a, ils ont 2 ans et demi :-?
    Toi c’est le “parlez aux enfants” qui te fait rire, moi c’est le “c’est la crise de” : il y a TOUJOURS une putain de crise de !!! En fait !! Elles se suivent, tu ne peux jamais souffler. On m’avait dit à 6 ans ça ira mieux : TU PARLES, c’est la crise du CP qui précèdent la pré-pré-adolescence. L’HORREUR ! Bon courage Juju :oops:

  13. oui et puis soi disant à 7 ans c’est l’âge de raison hein? ben mon plus grand a 8 ans ET DEMI (le demi est important à cet âge là lol) et ben je l’attends encore la raison mouhahahaha
    je crois qu’à partir du moment où on a signé pour avoir des enfants, ben on va en “chier” toute notre vie lol
    mais il y a aussi des magnifiques moments de bonheur n’est ce pas ;-)

  14. Coucou,
    Léo était pareil il y y encore peu, je dois dire que ca c’est calmé avec la rentrée à l’école de l’an dernier et mes rdv chez une kinésiologue.. je ne sais si tu connais, mais il travaille exclusivement sur les sentiments, ressentis, etc juste en leur parlant et en observant la réaction des muscles !! c’est assez impressionnant et je dois t’avouer que je ne croyait guère, mais les résultats étaient assez bluffants ! Il fait certes encore pas mal de caprice mais les crises sont moins “hard”… courage

  15. la même chose ici avec Pierrafeu 5 ans et demi, jumeaux de Rosette, qui est comme ça depuis l’âge de 2 ans…. désolée ça te rassure pas… ici il voit un pédopsy depuis environ 18 mois. y’a des hauts et des bas mais franchement, c’est tjs difficile. c’est non pour tout : se lever, s’habiller, manger, prendre le bus, déjeuner, je veux pas aller à l’école/me laver les mains /rentrer à la maison/mettre ce manteau/ce bonnet….. usant.

    le pédopsy dit qu’il est très angoissé (bon on le savait :-D ) il l’aide à prendre conscience de son comportement. depuis qu’il le voit ça va mieux et puis c’est son moment à lui où il peut se confier avec qqn à qui il reste de la patience. COURAGE

  16. Et ben dis-donc, il cache bien son jeu mon petit chéri… Il était sage sur mes genoux au cirque (ha, au temps pour moi, je me rappelle la colère pour mettre le manteau…)

  17. j’ai vécu la même chose avec petit monstrou jusqu’au milieu de sa petite section… et d’ailleurs j’étais verte lorsqu’on me disait ” ah il est charmant toujours souriant et quel vocabulaire” alors que moi je n’avais que colères et hurlements de “j’veux pas” à la maison.

    Je crois que le truc c’est juste de tenir bon, droite dans tes baskets, rappeler,lutter, redire et… attendre que cette crise là passe …

    Et pour Ezabel, je commence la crise des 7 ans ” mi age bête mi je sais tout j’ai raison”… c’est sympa aussi !!! :roll:

  18. Juju, je suis dans le même cas un peu avec mon bonhomme de “2 ans 3 mois 9j” (selon le décompte PMI qui m’a bien fait marrer hier)… nous, on a adopté les séances chez une pédopsy – le genre cher et pas remboursé du tout, mais on nous l’a chaudement recommandée et ça semble intéressant, après pour le moment 2 séances seulement… je pourrai t’en dire plus avec le temps, mais à 50 euros la séance, c’est pas forcément toutes les semaines pour nous.
    En tout cas il nous semble qu’au fur et à mesure qu’il arrive à mieux s’exprimer, on a un peu moins de scènes de crises? Il nous a semblé important d’agir vu qu’il commençait -et continue encore- à taper, et chez la nounou, même les petits. Enfin aujourd’hui il a été victime d’une petite, ça aidera peut être à lui faire comprendre que c’est pas bien.

    Bref, ce sujet m’intéresse hautement, tu l’auras compris.

  19. Jai pas tout lu les commentaires donc peut etre qu’il va y avoir du déja dit.

    As tu déja essayé la méthode compassion?
    Moi quand un enfant se met en colère, quil ne se gère plus, et qu’il risque de se blesser ou de blesser quelqu’un, je le contient, jusqu’a ce quil se calme.
    Le fait de le contenir dans ses bras, lui redonne un cadre, une limite. Déja, ca évite toute catastrophe, et ca rassure l’enfant, quelques fois, même , ca aide beaucoup a calmer.
    Toi, tu dois etre la juste pour ca, évite au maximum de juger sa colère, de le gronder ou de discuter, de toute facon, dans cet état la, impossible pour eux dassimiler quelque chose. La colère doit par contre etre evacuée, parce qu’elle peut etre néfaste si elle est contenue.
    Je ne suis pas daccord avec le fait quil faille ignorer les gosses qui tapent des crises: ils sont dans un état qu’ils ne controlent plus, burn out, hors limite, on doit les aider a revenir dans le cadre!!
    Des fois ce sont simplement des petites gouttes d’eau qui font déborder le vase! la colère survient pour une broutille alors qu’en fait la vraie cause est soit une accumulations de frustration, ou alors une cause plus importante : sieste interrompue, jalousie dissimulée, manque etc…
    Mais on doit éviter de juger leur colère : on doit juste la reconnaitre :” tu es en colère parce que”, “je vois que tu es tres faché a cause de” etc…
    En gros, voila mon avis : déja, protège le lui, les autres et lenvironnement jusqu’a ce quil se calme, en le contenant (ca peut etre physique!) sans t’enerver surtout, en reconnaissant sa colère, une fois calmé, parle-en avec lui.., toujours sans le juger.
    Dune manière générale, mettre des mots et reconnaitre leurs émotions, et les tiennes, en tant que parent, peut vraiment aider dans la vie de tous les jours! et si je peux te conseiller un bouquin qui ma vraiment aidé, c’est “Au coeur des émotions de lenfant” de isabelle Fillozat.

    bon courage, et gros bisous!

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