La Rédac du mois (Janvier 2011)

Comme vous le savez maintenant, le 15 de chaque mois, nous sommes quelques blogueurs à écrire un billet sur le même sujet. Ce mois ci, le sujet est :

 

Votre pire rupture ?
Quelle a été votre pire rupture ? Amicale, amoureuse, au travail ? Comment l'avez-vous vécue ?
Proposé par : Liam

 

Ma pire rupture, c'était il y a 3 ans. Pile poil en plus. Il y a 3 ans, je quittais amis, famille et travail pour venir m'installer en région parisienne.

 

Ce déménagement a été je pense l'une des plus grandes épreuves, sinon la plus grande que j'ai eu à vivre jusqu'à présent. Nous n'avons qu'un mois pour nous préparer, entre le moment où on nous a dit "vous déménagez" et le moment où nous sommes arrivés ici, avec mon ventre de 3 mois plein de jumeaux dedans.

 

Nous avons quitté un cadre de vie. D'un endroit où marcher 5 minutes nous emmenait dans les champs et où les enfants et le chien pouvaient courir tranquillement, je me tiens maintenant le plus loin possible du parc pas très loin de notre nouveau "chez nous" tellement je déteste cet endroit. D'une vue sur les montagnes quand j'ouvrais les volets le matin, j'ai aujourd'hui une vue superbe sur toutes les villes alentours, avec des tours, et des tours, et aussi des immeubles.

 

Nous avons quittés nos amis. Certains sont devenus plus proches au fil du temps. D'autres sont toujours là mais se font invisibles au quotidien. La vie, leurs vies continuent loin de nous, sans que nous puissions réellement y prendre part.

 

J'ai quitté ma famille, qui était pourtant déjà à 1H30 de mon ancien chez moi. Moi qui ai passé mon enfance à jouer avec mes cousins, à dormir chez mes grands parents à tout bout de champs. Le premier éloignement m'avait déjà fait souffrir. Le second a été horrible. L'impossibilité de dire un dernier au revoir aux gens qui partent. De venir à chaque fête d'anniversaire, comme avant. Alors oui, on est souvent sur les routes pour tout cela, mais des fois ça ne suffit pas. L'impression de ne pas en faire assez, et pour personne.

 

J'ai enfin quitté un travail. Un bon travail que j'aimais, avec des collègues géniaux, dans un milieu que j'avais découvert et des réflexes qui ne m'ont pas quitté depuis. Regarder les étiquettes des produits alimentaires, suivre l'actualité de ce qu'on appelle les alicaments…

 

Je regrette beaucoup notre vie d'avant, même si je commence tout juste à m'en remettre un peu et que j'ai tendance à me sentir moins seule ici, ou alors peut être me suis-je habituée à ce sentiment… Pas de solution d'urgence ici pour les enfants, si un jour il fallait les faire garder pour une raison ou une autre. Nos parents sont réactifs cependant et nous aident dans les moments où on en a besoin. Mais l'urgence, si elle est dans les 6h, elle n'est pas possible.

 

Nous avons maintenant quelques amis. La moitié d'une main suffit à les compter, mais ils sont là.

 

Au niveau du travail, je me sens tellement au fond que je me débats dans tous les sens pour arriver quelque part. Mon grand projet de 2012…. Nous verrons bien où nous en serons en décembre…

 

Voila ma pire rupture. Celle qui m'a marquée à jamais….

 

Je vous propose d'aller lire les expériences des autres blogueurs : Agnes, Denis, Hibiscus, Le Gounjou, Levia, Liam, Stéph, Vinie et Vladyk

Journée de daube aux petites mauvaises nouvelles.

Je sais, j'avais lancé une rubrique vaguement cuisine, le dimanche. En fait y'a eu un seul billet. Mais bon, j'ai bien le droit de vous lâcher une petite recette de temps en temps non?

 

Bref, pour faire une journée de daube aux petites mauvaises nouvelles, il te faut :

 

- 3 enfants potelés (tente de les gaver un peu avant, mais avec des trucs bios hein, s'agit pas de t'empoisonner non plus) et surexcités (ça saute mieux, mais ça a tendance à ne pas revenir)

- un mari qui bosse un peu trop beaucoup et dont la priorité du moment est de te commander (pour toi, c'est donc de ta faute) une carte Sim de chez free. Plus il est jeune, plus il sera tendre et rendra du jus.

- une paire de baskets achetée neuve (oui, ne prends pas de l'occaz) HIER (ça se garde pas trop il faut croire) et retrouvée complètement foutue à 16h, lors de la sortie des classes.

- une pincée de places manquantes à la garderie (au moins tu n'as pas à courir pour chercher des gnômes potelés)

- des vaccins manquants pour l'inscription à l'école des deux gnômes les plus frais, qui vont te faire courir chez le doc une fois pour l'ordonnance, et une autre fois pour les faire piquer, sans compter ensuite l'inscription à l'école, le tout à réaliser en 5 jours. Et sans place en garderie.

- des clous, pas de girofle.

- de l'alcool

 

Ensuite, une fois que tu as tous les ingrédients, LIBERE TOI!

 

- le mari qui bosse trop bosse le soir aussi. Un de moins.

- décide d'aller à la pharmacie sans ordonnance mais avec les larmes de désespoir dans les yeux, et surtout les 3 enfants potelés accrochés à tes jambes. Pleure s'il le faut pour qu'ils t'avancent les vaccins, et amènent leur l'ordonnance après avoir fait les vaccins.

- Une fois vaccinés, les enfants ne te servent plus à rien. Prends les clous, et accroche les 2 gnômes les plus frais directement dans le placard de la garderie. Pas besoin de places libres, car pas besoin de les surveiller. Hop. Tu peux si tu le souhaites attendrir la viande (pour attendrir la viande, tu tapes dessus très fort)(et plusieurs fois).

- Enlève ensuite les baskets pourries à ta fille, et fais la marcher jusqu'à la mairie pieds nus, pour inscrire son frère et sa soeur à l'école. Soit elle aura trop mal pour faire le chemin du retour et restera là bas, soit la DASS te l'enlèvera.

 

L'alcool… bein voila quoi…. si en plus t'as un paquet de clopes, tu as le droit de danser.

 

(Pardon, hier c'était juste une journée de merde. Mais QUE C EST BON!)

(je voulais vous mettre une photo, j'ai rien trouvé. Par contre j'attends le FBI d'une minute à l'autre, j'ai tapé "manger des enfants" dans google)

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