Comme vous le savez maintenant, le 15 de chaque mois, nous sommes quelques blogueurs à écrire un billet sur le même sujet. Ce mois ci, le sujet est :
Votre pire rupture ?
Quelle a été votre pire rupture ? Amicale, amoureuse, au travail ? Comment l'avez-vous vécue ?
Proposé par : Liam
Ma pire rupture, c'était il y a 3 ans. Pile poil en plus. Il y a 3 ans, je quittais amis, famille et travail pour venir m'installer en région parisienne.
Ce déménagement a été je pense l'une des plus grandes épreuves, sinon la plus grande que j'ai eu à vivre jusqu'à présent. Nous n'avons qu'un mois pour nous préparer, entre le moment où on nous a dit "vous déménagez" et le moment où nous sommes arrivés ici, avec mon ventre de 3 mois plein de jumeaux dedans.
Nous avons quitté un cadre de vie. D'un endroit où marcher 5 minutes nous emmenait dans les champs et où les enfants et le chien pouvaient courir tranquillement, je me tiens maintenant le plus loin possible du parc pas très loin de notre nouveau "chez nous" tellement je déteste cet endroit. D'une vue sur les montagnes quand j'ouvrais les volets le matin, j'ai aujourd'hui une vue superbe sur toutes les villes alentours, avec des tours, et des tours, et aussi des immeubles.
Nous avons quittés nos amis. Certains sont devenus plus proches au fil du temps. D'autres sont toujours là mais se font invisibles au quotidien. La vie, leurs vies continuent loin de nous, sans que nous puissions réellement y prendre part.
J'ai quitté ma famille, qui était pourtant déjà à 1H30 de mon ancien chez moi. Moi qui ai passé mon enfance à jouer avec mes cousins, à dormir chez mes grands parents à tout bout de champs. Le premier éloignement m'avait déjà fait souffrir. Le second a été horrible. L'impossibilité de dire un dernier au revoir aux gens qui partent. De venir à chaque fête d'anniversaire, comme avant. Alors oui, on est souvent sur les routes pour tout cela, mais des fois ça ne suffit pas. L'impression de ne pas en faire assez, et pour personne.
J'ai enfin quitté un travail. Un bon travail que j'aimais, avec des collègues géniaux, dans un milieu que j'avais découvert et des réflexes qui ne m'ont pas quitté depuis. Regarder les étiquettes des produits alimentaires, suivre l'actualité de ce qu'on appelle les alicaments…
Je regrette beaucoup notre vie d'avant, même si je commence tout juste à m'en remettre un peu et que j'ai tendance à me sentir moins seule ici, ou alors peut être me suis-je habituée à ce sentiment… Pas de solution d'urgence ici pour les enfants, si un jour il fallait les faire garder pour une raison ou une autre. Nos parents sont réactifs cependant et nous aident dans les moments où on en a besoin. Mais l'urgence, si elle est dans les 6h, elle n'est pas possible.
Nous avons maintenant quelques amis. La moitié d'une main suffit à les compter, mais ils sont là.
Au niveau du travail, je me sens tellement au fond que je me débats dans tous les sens pour arriver quelque part. Mon grand projet de 2012…. Nous verrons bien où nous en serons en décembre…
Voila ma pire rupture. Celle qui m'a marquée à jamais….
Je vous propose d'aller lire les expériences des autres blogueurs : Agnes, Denis, Hibiscus, Le Gounjou, Levia, Liam, Stéph, Vinie et Vladyk






