[Livre] Le Protectorat de l’Ombrelle : Sans Âme – Gail Carriger

Madame Loontwill fit ce que toute mère bien préparée aurait fait en trouvant sa fille célibataire dans les bras d’un gentleman loup-garou : elle fit une crise très décorative, et très bruyante, d’hystérie.
Conséquence de ce vacarme considérable, tous les membres de la maison Loontwill se ruèrent hors des chambres qu’ils occupaient et se précipitèrent dans le grand salon. Naturellement, ils avaient cru que quelqu’un était mort ou que mademoiselle Hisselpenny était arrivée avec un chapeau d’une laideur sans pareille. Au lieu de quoi, ils trouvèrent quelque chose de bien moins vraisemblable : Alexia et le comte de Woolsey romantiquement imbriqués.

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Un livre surprise, arrivé par la poste chez moi, sans savoir d’où il venait. Une amie m’en avait parlé et m’avait demandé mon adresse la veille, j’aurais du faire la relation de suite. Elle avait tellement aimé qu’elle voulait absolument que je le lise.

Alexia Tarabotti est une jeune fille du milieu bourgeois londonien du 19e siècle. Un peu le vilain petit canard de la famille – son père italien est mort en lui laissant son teint un peu mat, son caractère bien tranché – elle a 26 ans et sa mère a abandonné l’idée de la marier un jour. Elle le vit plutôt bien. Elle évolue au milieu des vampires et des loups-garou, devenus citoyens à part entière en Grande-Bretagne. Son petit truc à elle : elle est paranaturelle. Ni humaine, ni vampire, ni loup-garou, elle possède la faculté de retirer tout le surnaturel d’un de ces nouveaux citoyens rien qu’en le touchant : les vampires perdent leurs crocs et leurs forces à son contact, et les loups-garou redeviennent des humains, même un soir de pleine lune. Ces êtres là sont rares, et inconnus des humains.

Et puis il y a Lord Maccon. Un loup-garou écossais qui, sous ses airs rustres et pas commodes au départ, se transforme petit à petit en potentiel amant…

Enfin, il y a ces êtres surnaturels qui disparaissent, de nouveaux qui apparaissent, sans que l’on ne sache pourquoi.

J’ai beaucoup beaucoup aimé ce livre. Si j’ai eu du mal à entrer dans l’univers les 20 premières pages, je l’ai ensuite dévoré : le style est piquant, plein d’humour, très frais. Totalement différent de ce que j’ai pu lire jusqu’à présent. Les descriptions de la bonne société de Londres au 19e, ou encore des tenues de Ivy Hisselpenny, la « bonne » amie d’Alexia, sont hilarantes. Sans compter celles de l’éveil aux choses de la vie du personnage principal avec son loup-garou, qui valent le détour aussi. L’enquête est bien menée, pleine de rebondissements.

Vous n’aimez pas les livres de vampires ou de loups-garou ? Lisez-le quand même ! J’attends maintenant de lire la suite !

La 4ème de couv :

Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

Sans âme, une aventure d’Alexia Tarabotti, de Gail Carriger aux éditions Orbit, 2011.

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