Qui a peur du grand méchant loup ?

Par cette chaleur, j’ai emmené quelques jours les gnomes à la montagne.

Bon, il y faisait chaud aussi, on n’y est pas très haut. Mais c’était quand même plus respirable que dans notre vallée du Rhône caniculaire. Surtout la nuit.

Nous avons entrepris une montée de la montagne que nous voyons de notre balcon. L’hiver, le télésiège nous y emmène, l’été, on peut choisir de prendre le télésiège en deux fois, ou juste pour la première partie et finir la montée à pied. Nous l’avions tenté il y a deux ans, nous arrêtant proches du but, les jumeaux étaient petits et j’avais peut-être vu trop haut pour cette rando.

Mes enfants n’aiment pas forcément marcher. Avec des jeux, et en attendant de tomber sur ce fameux banc-à-l’ombre-où-on-s’arrêtera-pique-niquer (il est tout en haut mais ils ne le savaient pas :P), nous sommes donc arrivés au somment, finalement bien fiers.

Mont Pelat 2015

Et il fallait redescendre. Madame Ma fille déchiffrait les panneaux, même si le chemin le plus évident était celui des pistes de ski que nous connaissons bien. Et arriva le panneau qui indiquait notre village, via la piste de raquettes. Elle l’a pas loupé. Et il était à l’ombre, le chemin. Alors pourquoi pas. Maudite école qui apprend à lire à nos enfants.

Peut-être que je n’ai pas levé la tête au bon moment, ou que je me suis plantée, mais je reste persuadée d’avoir suivi le chemin indiqué. Reste qu’à un moment, cul de sac. Fin du chemin. Forêt. Dense.

Nous avions marché 45 minutes en grande descente depuis le dernier croisement. Les gnomes étaient crevés et moi aussi, je gardais les dernières gouttes d’eau. Nous arrivions sur une ferme, avec des gros et hauts barbelés impossibles à franchir. Pendant 10 minutes, je me suis dit qu’on allait les longer, trouvant forcément un endroit où passer. Mais non, et la forêt ne nous laissait aucune trouée pour me permettre de vraiment savoir où nous étions (même si après-coup, j’ai été rassurée de voir où nous étions arrivés, on était bien dans la bonne direction, mais impossible de passer.).

J’ai du motiver les troupes, crier un peu, mais surtout ne pas paniquer devant eux, car l’espace de 20 minutes, j’ai bien pensé à téléphoner à quelqu’un, lui expliquer quel chemin nous avions suivi, pour qu’on m’indique quel chemin rattraper. On a chanté des chansons (pas celle du titre) en remontant ce que nous avions descendu, rattrapé un autre sentier de raquettes, et atterri dans un autre village à 30 minutes de chez nous. Ensuite, la route.

Je me suis sentie bête de ne pas avoir pu suivre un simple chemin, mais renseignement pris, l’été, c’est travaux et il y a plein de ramifications qui tombent sur un cul de sac à cet endroit. Passer au-dessus des barbelés m’emmenait chez moi, mais ils étaient franchement hauts. Maintenant j’ai envie de remonter pour voir où je me suis plantée (ou pas).

Ce jour là, nous avons marché 17 km, avec 300m de dénivelé pour la montée, 600 pour la descente. Et on a bien dormi.

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