Le casse-tête de l’anniversaire.

Oui je sais, chaque année, même rengaine. En même temps je n’y suis pour rien moi s’ils prennent un an chaque année. Eux, pas nous hein, moi j’ai toujours 26 ans, pas toi ?

En dehors du fait que j’ai n’ai strictement aucune idée de cadeau pour Madame Ma Fille qu’elle est grande qu’elle va avoir 9 ans ET un appareil dentaire, il faut que je travaille à l’anniversaire avec les copines.

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Pour une fois que je m’y prends tôt, que je pourrais organiser THE truc… bein j’ai pas d’idée non plus. J’ai surtout une grosse flemme. J’ai pas du tout envie de faire une pinata maison ou me casser la tête à imaginer des sweet-tables de ouf (J’ai un respect immense pour vous, qui faites ça : bosser des heures pour au final taper dessus, ou manger un bout et reposer, moi j’arrive pas).

J’ai tellement pas envie que j’ai regardé les parcs indoor du coin (= à 40 kilomètres). Bah c’est loin, mais c’est cher aussi. Reste le Mc Do, mais le principe du Happy Meal à 14h, j’ai du mal. J’en suis limite à me dire que ce serait plus simple d’abroger cette loi de l’anniversaire avec les copines à la maison. Mais bon…

Voici mes pistes à ce jour. Si vous avez des retours d’expérience (genre : c’est chiant, c’est cher, c’est dangereux OU c’est génial), je prends. Si vous avez d’autres idées aussi je prends. Si vous avez envie de venir faire ça à ma place, je prends aussi.

  • Crêpes party : le machin avec les 6 petites crêpes, je fais des pâtes avec des colorants alimentaires pour le côté funky-dégueu. Le goûter dure plus longtemps parce qu’il faut faire les crêpes. A 9 ans, elles peuvent faire ça non ?
  • Chasse au trésor : là on est à ma limite. Et encore, je pense à une chasse au trésor clé en main qu’on peut trouver sur le net, soit qu’ils livrent soit à imprimer. Mais lesquelles sont bien, vous avez testé ?
  • Version boum : musique, volets fermés, je trouve un jeu de lumière et je cache des bouteilles de bière dans les coins de la pièce et dans le réservoir des WC pour que les parents ne les trouvent pas. Non ?
  • Version sucrée : essayer d’imaginer combien de bonbons il faut pour qu’elles en aient à manger pendant 2h : tant qu’elles mangent des bonbons, elles sont occupées.

La mignontitude.

C’est assez compliqué de trouver une tablette pour les enfants aujourd’hui. L’offre « enfant » est large, mais honnêtement, elles ne correspondent pas au niveau d’utilisation d’un enfant de 6 ans à l’aise avec les technologies d’aujourd’hui. Les Storios ont fait leur temps chez nous, il y a maintenant quelque temps qu’elles sont rangées.

Il y a bien l’option qui consiste à prendre une tablette de grand et d’y mettre une surcouche enfant, un contrôle parental au final qui peut être doublé d’une interface plus marquée enfant, pour éviter qu’il n’installe des applis tout le temps, et pour continuer à avoir un visu sur ce qui est fait sans pour autant avoir le nez rivé sur la tablette.

Je crois qu’on a réussi à trouver un compromis avec la tablette Clempad 5.0 de Clementoni. Avec une belle offre Carrouf, juste avant Noël, c’était parfait (même si au départ elle n’est pas forcément très chère si on compare avec les autres tablettes pour enfants). Un vrai Android derrière (Lollilop), des renforts au niveau des contours, pas de piles et un emplacement pour une carte SD. Allez, le seul bémol c’est la qualité de l’appareil photo (2Mpx, et je ne parle pas de la frontale…).

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De mon appli sur mon téléphone, je peux voir à quels jeux elle a joué, et ses progrès sur les jeux éducatifs, gérer la durée d’utilisation, les vidéos auxquelles elle a accès. Et il y a un chat, entre l’utilisateur donc et l’appli parentale.

Du grand LOL. Je rappelle qu’elle est en CP.

Extraits.

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Alors oui, j’étais encorfache. Mais vraiment, après, c’était plus compliqué de rester encorfache.

Et puis elle m’a lâché toute une phrase. Du genre…

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Et là, j’avoue, j’ai cherché. Longtemps. Et elle n’a pas compris pourquoi je n’avais pas fait de gâteau au chocolat à son frère alors même qu’elle m’avait dit qu’elle m’aimait profond du cœur.

Bref, on s’éclate.

À nous deux, janvier.

La rentrée ? La vue de la neige qui tombe ? Je ne sais pas. Mais un soupçon de combativité,  bien caché au fond, refait surface de temps en temps. Alors je me sens capable de tout, et j’ai confiance.

Alors janvier, allons-y ! Je suis prête.

Parce qu’hier soir, alors que je m’étais fait une raison, TiSam a fait je crois un gros effort sur ses 2 pages de lecture et m’a surprise. Je lui ai fait des crêpes tellement j’étais contente de lui et fière. Et je le lui ai dit. Alors il était fier aussi.

Parce que même si on a voulu gâter tout le monde et qu’on a fait 4 fois le plein de la voiture en 2 semaines, je crois que nous devrions passer le mois sans piocher dans nos économies, si on ne fait pas d’excès. Selon mes calculs du moins. Le mois de janvier est un mois toujours atroce. Je me demande comment ceux qui font les soldes y arrivent…

janvierOn y croit, hein ?

Parce qu’hier j’ai écrit une lettre de motivation. Pour un poste à temps partiel qui n’a rien à voir ni avec ce que j’ai pu faire, ni avec le Web, ni même avec un ordinateur. Parce que le Chewi m’en a parlé et m’a fait réaliser que non, postuler là ce n’était pas prendre le boulot de quelqu’un qui ne pouvait rien avoir d’autre. Je suis allée déposer ma candidature. Et J’attends.

Parce que j’ai commencé cette semaine avec une séance de sport et que malgré une mauvaise nouvelle, je me suis plongée dans ma mission freelance pendant 2h et que j’ai kiffé…

Vas-y janvier, même pas peur.

(Je vous épargnerai la version des prochains jours où, épuisée d’y croire et qu’au final ça ne se passe pas comme prévu, je m’effondrerai comme une merde).

Et voici 2016.

Hier, nous étions encore en 2015. J’ai vu les bilans des copines, dans des articles plus chouettes les uns que les autres d’ailleurs. Cette année, je n’ai pas réussi à en faire un.

Mon année 2015 a été… insipide. Ni bonne, ni mauvaise. 2015 a été, voilà tout. Je m’étais facilité la tâche : pas de rêve, pas d’envie particulière. Ou plutôt si, mais j’ai aussi un accès à mes comptes bancaires en ligne et les pieds sur terre. Le seul défi que j’ai tenté de relever, j’ai échoué.

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Alors j’ai envie de dire « bonjour 2016 ». Pas de défi, pas de rêve, juste envie d’être un peu plus joyeuse, un peu plus courageuse aussi. Pourquoi ne pas avoir un peu moins les pieds sur terre pour prendre un peu de hauteur ?

Du courage, de la joie, du grand air, c’est tout ce que je vous souhaite à vous aussi. Soyez enthousiastes, chaque jour.

Noël, côté parents, en 10 gifs.

Je suis devenue une maniaque du gif animé ces derniers temps. Mon boulot de community manager me permet d’assouvir cette nouvelle passion, mais pas trop quand même – faut pas pousser le gif du chaton dans l’eau.

Voici ma petite sélection de gif sur le thème « Noël, côté parents ». Les images sont issues des sites giphy.com et reactiongifs.com que j’aime d’amour.

Quand tu as bouclé l’histoire des cadeaux AVANT le 26 décembre.

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Quand enfin ils ouvrent leurs cadeaux et que le 5 ans t’explique que c’est pas ce qu’il voulait.

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Quand il est 20h35, que la cousine Germaine a dit qu’on attendait minuit pour ouvrir les cadeaux et que tes enfants sont trop d’accord avec Germaine.

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Quand les huitres n’étaient pas fraîches (ou alors que la gastro a survécu aux premiers jours de vacances).

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Quand il y a un cadeau que tu n’as pas emballé avec ton prénom dessus

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Quand on vient te chuchoter à l’oreille que « Maman, le Père Noël, je crois que c’est pas le vrai » et que Tonton Roger le prend mal (coucou tonton Roger :) )

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Quand arrive le moment d’enlever tous les fils de fer antivol de tous les jouets…

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… et que tu te rends compte que tu as, comme chaque année, oublié les piles.

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Quand tu annonces à tes enfants que finalement on ouvrira les cadeaux le 25 au matin. Et que toi t’es contente d’aller enfin au lit.

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Allez, le dernier ne concerne pas Noël…
Quand tu annonces à tes gnomes que, vu le manque de neige, on va faire des randos à Nouvel An…

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D’autres Gifs à proposer ? Des situations à illustrer ? N’hésitez pas !

Paris ou pas.

Ce week-end à Paris début décembre m’a demandé de l’énergie : trouver pour garder les enfants, trouver pour garder le chien, trouver pour dormir, réserver les trains sans savoir si après les attentats tout allait avoir lieu quand même. Tellement d’énergie que les derniers jours avant mon départ je me demandais si en fin de compte, ça valait le coup. Le stress, les remarques des autochtones ardéchois pour qui monter à PARIS en CE MOMENT TU VOIS, bah c’est limite comme décider d’aller en Syrie, surtout sans gilet pare-balles – déjà que traverser le Rhône pour aller à Valence c’est devenu critique.

Mais honnêtement, Paris ou pas, l’idée était principalement de m’éloigner un peu. Prendre du recul, savoir si je débloquais, tenter de découvrir d’où vient ce décalage que je ressens constamment entre ma façon de voir les choses et celle de ceux qui m’entourent ici, ma façon de vivre les choses qui semble tellement différente ici. Qui sait, le manque de vie sociale peut tout à fait mettre quelqu’un à côté de ses pompes.

Bon je ne te cache pas que j’avais déjà ma petite idée. Mais ma confiance en moi est telle que j’avais besoin d’une confirmation.

Paris ou pas, ce week-end a été parfait. J’ai discuté avec des gens intéressants. J’ai bu aussi. j’ai mangé des sushis et je suis allée au Burger King un dimanche à 11h30 et chez Bagelstein. J’ai partagé une omelette et du pâté avec des collègues et des auteurs de livre jeunesse à 22h en donnant mon point de vue sur le dernier Houellebecq. J’ai aidé à soigner une grosse bosse sur le front d’une petite poulette qui n’était pas ma fille. Et je suis même retournée voir ma copine à mon ancien boulot, alors que l’idée même de franchir la porte de ce bureau m’angoissait.

Pendant 3 jours, j’ai échangé, on ne m’a pas imposé de vision des choses, on a pris en compte mon point de vue, même si on n’était pas d’accord avec moi. On ne m’a pas dit « c’est comme ça ». Je n’ai pas eu à choisir entre une explication mystique (c’est la pleine lune) ou sexiste (elle a ses ragnagnas) ou réaliste (elle est conne) pour expliquer pourquoi la voisine dit bonjour un jour et nous ignore en levant le nez comme dans les dessins animés le lendemain. Je n’ai pas eu à expliquer à la mairie en plein conseil d’école ce qu’était un « faux », qui n’a bien choqué que moi d’ailleurs.

Prendre le problème autrement

Je suis rentrée plus forte et bien décidée à fermer définitivement la porte à ces gens pathétiques. Leur tourner le dos pour rencontrer les autres, ceux qui sont ouverts, qui ont déjà roulé à plus de 70 km/h (en gros qui sont sortis de l’Ardèche) et qui savent échanger. Les gens que les premiers m’ont déconseillé d’ailleurs…

C’était à Paris, ça aurait pu être ailleurs. Paris ou pas, j’ai décidé de tenter de remettre en question les autres pour une fois. C’est sûrement égocentrique et plutôt condescendant, j’en ai conscience. Mais depuis 18 mois, je me dis que je suis le problème et ça ne marche pas mieux.