Les 4 saisons en une semaine.

Parce que c’est bien ça la montagne (et la Bretagne)(et l’Islande aussi). Le temps change, rapidement.

Alors oui ça fait des valises de dingues, notamment au printemps et en automne. En été aussi en fait si on y pense. En hiver c’est cool : il va faire froid.

La semaine passée, on en a encore eu la preuve. Soirée d’arrivée sous la neige. Lendemain au soleil, veste ouverte. Le surlendemain sans veste (on est trop des oufs)(mais en fait pas trop : les antibios faisaient encore effet). Ensuite bottes en caoutchouc. Pour finir sous des trombes d’eau.

On a marché dans la neige, fait des barrages dans des petits rivières, sauvé un pépé à béquilles et pantoufles embourbé à 4 bornes de toute civilisation, fait un pique-nique sur un bateau et un barbecue sur le balcon (ah et une raclette aussi, le jour d’après).

Et c’était bien !

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(Oh bah quoi, il fallait bien une petite vache non ?)

J’ai testé : Louane en concert.

Bon c’est la dernière fois que j’en parle. Sinon après on va penser qu’en plus, j’ai été contente d’y aller.

Bon d’accord, je m’attendais à pire. En terme de suffocation, de bruit, de trajet, de tout ça.

Ça a d’abord été l’occasion de poser un pied dans Lyon, après un trajet avec ma copine maman de la copine de Madame Ma Fille (tu suis ?). Bon en fait surtout le centre commercial de la Part Dieu.

J’ai pu manger un Bagelstein. BERDOL. Et finir avec un latte chez Starbucks. Non mais t’y crois ? Combo gagnant, avec toutes les souvenirs de vie professionnelle épanouie que ça a pu faire remonter. Truc de ouf. Bref.

Ensuite on a trop géré le parking à 20 minutes à pied de l’endroit du concert. LA méthode pour pas se faire chier à se garer ni à repartir. Bravo nous.

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Le concert. Première partie par un monsieur que je ne connais pas (mais qui avait ses – petites – fans dans l’assemblée). Plein de gamines de partout (j’ai vu le combo de la fillette en robe de Reine des Neiges au concert de Louane), mais surtout sur les épaules de leurs pôpa. Des jeunes filles en fleur aussi.

Bon, j’ai encore une fois pu me rendre compte du potentiel suicidaire des chansons de Louane qui est est bien dans sa tête maman, elle découpe son amoureux au scalpel, du coup oui, elle espère qu’il va mal dormir, et qu’il va voler, pas s’enfuir, de toutes façons tout va s’effacer quand il va la remplacer. Rien d’inaudible cependant (oui j’avoue)(j’ai fredonné Jour 1)(COMME TOUS LES PARENTS D’AILLEURS). De très bons musiciens, et ça il faut le noter. Des musiciens qui te font le show le quart d’heure où la belle va se changer (j’ai beaucoup aimé ce quart d’heure précisément).

Sinon, bien ouéj Louane : tenter d’amadouer les parents en faisant une reprise de Blur. (Bon j’avoue encore une fois, je suis pas fan de Louane qui chante Blur. Parce que Blur quoi.)

Ah et oui : il faut lui occuper les mains à cette petite. Elle hésite entre mettre des baffes, crier « graou » et faire sécher son vernis. Ça m’a fait la soirée, j’avoue. J’en ai fait un GIF (depuis que je sais faire les GIF sous photoshop, j’ai un peu l’impression d’être la maîtresse du monde).

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Une pensée au papa qui trainait sa petite famille en sortant du concert. Madame ma fille et sa copine émettaient l’idée que le prochain concert soit celui de Kendji. En passant et en entendant cela, il leur a dit, avec un aplomb de fou « il m’a envoyé un sms, il arrête les concerts ». Koeur sur toi.

Et j’ai vu les étoiles dans les yeux de ma grande quand j’ai dit oui à la question « c’est la vraie en vrai ? ». Et c’est bien ça l’essentiel !

Des presque vraies vacances.

J’aurais pu dire « vraies » vacances. Mais depuis longtemps, mon smartphone m’accompagne et me permet de bosser pendant les vacances. Où que je sois. Un jour je me ferai des vraies vacances ultra-déconnectées, promis. Pas de freelance, pas de réseaux, rien. Mais pas là. J’ai même pas envie en fait.

Pourquoi presque vraies alors ?

Parce que le lundi de la rentrée, j’ai rentrée moi aussi. Rapport à mon entretien d’il y a quelques jours. Un joli 80% tout près de chez moi dans une chouette multinationale (la seule du coin, j’ai bien fait d’aller chez le coiffeur).

Multinationale industrielle, loin de mon idéal en termes de quête de sens à ma vie certes, mais si proche de ce que j’ai toujours fait. Zone de confiance, zone de sécurité. Je n’ai pas forcément la force et l’envie de faire autre chose pour le moment. Le point principal étant de faire mon trou ici, envers et contre tous, et c’est plutôt une belle manière de commencer. Encore une fois, j’ai un peu négocié, qu’on m’enlève cette clause d’exclusivité que je puisse continuer certaines missions que j’adore. J’ai ce vieux goût du « ils m’ont choisie par défaut », mais bon… moi aussi.

Les enfants ont été malades. Assez pour l’année. Nous avons eu notre antibio pour 2 ans, merci. Moi aussi d’ailleurs. On est prêts.

On a profité de cette première semaine malgré les microbes tenaces (je n’ai jamais autant vu ma toubib que ces 10 derniers jours)(ni la pharmacienne d’ailleurs). On est allé faire coucou à Louane à Lyon jeudi dernier, petit extrait :

(Mais je vous en parlerai plus en détails dans un autre billet).

Alors j’attaque ma deuxième presque vraie semaine de vacances, destination ma montagne même si du coup on ne va pas rentrer trop tard dimanche, pour que je puisse préparer mon petit sac.

J’ai hâte.

Qu’est-ce-qui me définit ?

En fait ça dépend des heures de la journée, de la journée dans la semaine, voire de la semaine dans le mois.

Tour à tour bossant, cuisinant, lavant, dormant, buvant un café avec les copines, allant faire les magasins ou au concert de Louane avec Madame Ma Fille, grognant après les manifestants qui bloquent la rue, rêvant d’un mojito et d’un bon bouquin…

Comme tout le monde au final. On vit tous, parents ou non, hommes et femmes, plusieurs vies dans une journée.

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Je suis à un moment de ma vie où, sans tout avoir fait, et sans avoir fait le tour, j’ai une expérience professionnelle que je qualifierais de confortable : je peux assurer le job en n’ayant qu’à m’adapter (ce qui, selon la boîte est plus ou moins difficile, je vous l’accorde). Attention, cela ne signifie pas que je ne me remets pas en question, que je n’ai plus rien à apprendre et que je ne cherche pas à aller plus loin. Ce n’est pas mon genre. C’est juste que j’ai des choses à mettre sur la table quand on me propose ou que je postule à un emploi.

Mais ce matin, on a surtout voulu parler de mes enfants. De mon mode de garde. De leur santé en général. Du métier de mon mari, de son grade. J’ai gardé mon calme, parce que la boîte et les missions sont plutôt chouettes. J’ai répondu, en mère et épouse aimante et dévouée.

J’ai répondu aux questions d’une femme.

Pourtant, j’ai quasiment toujours travaillé depuis qu’ils sont là. Un petit recoupage avec le CV, mentalement c’est vite fait. Si je cherche du travail, c’est bien que je peux les faire garder non ? Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de parents qui ne réfléchissent pas au mode de garde avant de chercher du travail… Et non, je ne peux pas promettre qu’ils ne seront jamais malades. Mais ils ont aussi un père (Prévenez BFMTV ! ). On partage.

Ce matin face à elle, je n’étais pas une pro à la recherche de ses prochains projets. J’étais une mère de famille qui quémandait un temps partiel. Et vous savez quoi ? On me l’avait jamais faite, celle-là.

Je ne la connais pas et je garde l’espoir qu’elle ait seulement voulu voir mes réactions. Mais je suis persuadée que si j’avais eu plus de moustache et une paire de coucougnettes, les enfants auraient pu être 15 de moins de 3 ans qu’on ne m’aurait même pas demandé si j’en avais.

On attend maintenant la réponse…

3 choses pour se faire du bien.

Parce que – allez, j’avoue tout – le moral n’est pas au top ces derniers temps (j’allais écrire que la vie n’était pas rose, mais la vie n’a rien à voir là dedans au final, laissons la tranquille !), j’avais envie de chercher du positif dans cette espèce de truc noir et flou qui m’entoure. Des trucs qui existent, pas que j’espère. Des trucs qui m’ont fait plaisir, vraiment. Un peu dans le trip de ma copine Fanny-aux-cheveux-chelous, qui a force de travailler sur elle me donne l’impression de revivre.

Parce que même quand on pense être au fond – même si je ne pense pas avoir atteint le fond, je vous rassure si toutefois vous vous en inquiétez – il y a des jolies choses tous les jours autour de nous. L’important étant d’ouvrir les yeux et d’en profiter et de savoir les reconnaître (je crois).

Alors voici 3 petites choses qui m’ont fait plaisir ces derniers jours :

  • J’avais louché maintes fois sur le grand format, le voici en poche. Je le regarde, je l’ouvre mais je n’ai pas encore lu ne serait-ce que la première ligne. J’attends le bon moment (call me la tarée). Black Out de Marc Elsberg. Je n’ai lu aucun critique, aucun billet de blog, rien à son sujet. J’ai pas cherché. Je ne sais donc pas du tout à quoi m’attendre. Le dernier bouquin en date que j’ai tardé à commencer et que j’ai fait durer, c’était Opération Napoléon, de Indridason (Et j’ai adoré, mais ça, c’est Indridason j’ai envie de dire).

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(avec le lien amazon, même si moi j’étais à ma librairie)
(pour une fois, j’avais envie de le dire)

  • J’étais chez le coiffeur. Mon dernier CDI, je l’avais négocié un jour où j’étais allée chez le coiffeur le matin ET que je m’étais acheté un pantalon neuf (avant même de savoir que j’allais avoir rendez-vous dans l’après-midi). J’aime bien voir des signes – quand ça m’arrange.
    Sauf qu’en fait, j’ai pas eu le temps (ni les commerces à proximité) pour aller m’acheter un pantalon. Voila pourquoi on ne m’a pas appelée pour du boulot. Je crois.
    Bon je suis contente quand même, ça m’a fait du bien, et surtout j’ai pu me recoiffer correctement, même après un shampoing (ce qui, admettons le, est loin d’être gagné quand on sort de chez le coiffeur).

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(Ohhh des cheveux ! De mieux en mieux ce blog !)

  • Et mon petit troisième… J’ai vraiment passé un bon week-end de Pâques à MaMontagne. C’était pas gagné pourtant, avec le triple combiné shampoing anti-poux/passage de peigne fin suite à la découverte d’habitants sur le crâne de Tisam, qui a retardé notre départ d’une bonne heure et demie. Avec la fièvre de Magow samedi. La pluie de dimanche et lundi… D’autres (comme moi) auraient décidé de rester à la maison. Mais non, alors on a pu profiter du ski au soleil samedi, de la pluie qui se transforme en neige dimanche après-midi, et de la pluie qui s’arrête juste pour nous et nos 2h de dernières descente de la saison. Un mélange d’hiver et de printemps, dans les couleurs, la luminosité et les odeurs.

 

Qu’est ce qui vous a fait plaisir ces derniers jours ? (Et me répondez pas le chocolat !)

Faire l’école buissonnière.

Non, parce que aller à l’école c’est bien. Aller chaque jour devant l’école pour savoir si le maître des CP est présent, ou remplacé, ou pas, c’est bien aussi (enfin c’est mieux quand il est là). Avoir classe le lundi puis plus rien de la semaine, c’est chouette. Faire un peu d’école à la maison, parce que quand même, depuis la rentrée de janvier, avoir eu 4 remplaçants différents, pas tout à fait 3 semaines avec son maître et le reste à la maison, bah faut bien bosser un peu.

Caser là dedans la CE2 qui a de très bons résultats.

Mélanger avec la neige qui a manqué depuis Noël.

Battre le tout avec le ras-le-bol ambiant de ces derniers temps.

Et se prendre un lundi, comme ça. En prévenant la maîtresse de CE2 qui nous souhaite un très bon week-end. Sans prévenir le maître de CP… qui n’était pas là. Chacun son tour j’ai envie de dire*.

Un lundi formidable sur des pistes désertes. A skier en famille (TiSam SKIE ! ceux qui savent savent…). À se la péter au restaurant d’altitude au milieu des retraités. À avoir l’impression d’être sorti de la matrice.

À prendre (un peu trop) le soleil.

On fait notre rentrée aujourd’hui, un peu rouges, sans aucun remord, et avec la ferme intention de recommencer si besoin.

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*Le maître a parfaitement le droit d’être malade. Juste qu’il faudrait vraiment trouver un moyen pour que les gamins ne passent pas toute une semaine à la maison faute de remplaçant, et ne changent pas de remplaçant tous les 2 jours. Ils ont vu tout Garfield, ils savent chanter plein de chansons et font de supers coloriages, mais bon…