Blogueuse compulsive since 2005. 3 enfants, un mari, un chien, 2 blogs, 2 jobs (salarié / freelance).

Moi, moi et moi.

J'ai passé quelques jours seule avec moi, mon moi intérieur et mon moi inconscient.

Autant vous dire que ç'a été un beau bordel.

Pendant que moi je voulais défaire les 3 cartons qui restent, et la valise de chaussures familiale, mon moi intérieur avait surtout envie de glander sur le canapé pendant que mon moi inconscient, ce fou, cherchait un endroit où aller courir.

Alors que moi je me suis dit que j'allais aller faire des courses juste pour moi (enfin juste pour moi… pour moi, mon moi intérieur et mon moi inconscient quoi) pour manger uniquement ce que j'avais envie, mon moi intérieur n'avait juste pas envie de se mettre aux fourneaux et mon moi inconscient regardait toujours le fût de bière esseulé qui prend toute la place dans mon frigo depuis 3 semaines.

Y'a eu un jour où mon moi inconscient a mis un coup de pied dans les fesses de mon moi tout court et m'a traînée à la piscine. Pendant que moi j'avais des rampes aux orteils en nageant – c'te blague – mon moi intérieur jubilait d'arriver à ce 1000m brasse coulée gloup gloup. Mon moi inconscient essayait de poursuivre un Camille Lacourt imaginaire, on ne l'a pas revu pendant 3h.

On s'est retrouvé en paix pendant une heure et demie, le temps d'une balade en forêt. Seule avec le chien. J'ai fait taire mon moi intérieur qui voulait embarquer un couteau céramique avant de partir, parce que quand même, aller seule en forêt, toussa.

shh

 

Et voila, ce soir, ils rentrent tous. Les gnomes, le Chéwi. Si moi je suis contente de les retrouver après ces quelques jours, j'ai bien peur de ne plus avoir accès à mon moi inconscient avant longtemps. Mon moi intérieur va se faire tout petit. Et je vais m'atteler à écouter les mois des autres à nouveau…

 

 

Les tête-à-tête de l’été.

C'est devenu un peu un rituel depuis quelques années : chaque été, la Tribu est explosée en plusieurs parties, pour le plus grand bonheur de tous.

Chacun des enfants dispose d'un peu plus d'attention, que ce soit des grands-parents ou de nous, selon qu'il soit dans l'est, dans les Alpes, à Paris (enfin plus maintenant) ou dans le sud. Des activités différentes. Les vacances quoi.

Les moins bien lotis ont été ceux qui sont restés, à tour de rôle, avec nous. Pour cause de cartons et de camion de déménagement, nous n'avons pas franchement pu être "en vacances" même si on n'en a quand même bien profité, malgré tout. Mais aucun des trois n'y a échappé, TiSam était resté avec nous à Paris AVANT, Madame Ma Fille PENDANT et Magow APRES, quand il faut tout monter et vider. Une belle répartition.

Quelques retrouvailles aléatoires, des rassemblements le temps de faire des échanges d'enfants, ici ou là. S'assurer que tout le monde va bien par téléphone et garder le portable près de soi la nuit, au cas où, le temps que tout le monde soit rentré au bercail.

Au retour, prévu dans en gros une semaine, il faudra que chacun se refasse une place. Quelques jours de latence, de disputes surement. TiSam n'a pas encore compris qu'il ne rentrera pas en région parisienne. Madame Ma Fille n'a pas vu la nouvelle organisation de sa nouvelle chambre (commune avec Magow). On n'a pas encore habité tous ensemble, et rien que nous dans notre nouvelle maison…

On va donc tous devoir apprendre à vivre ici ensemble.

Mais bon, je peux encore en profiter un peu :)

Rencontre avec les autochtones.

Bonjour, dis tu veux être mon ami ?

Arriver dans un nouvel endroit c'est devoir recréer un tissu de relations qui vont faire que tu vas te sentir bien dans ton nouveau chez toi. Des relations nécessaires, comme le toubib ou le pharmacien, des relations de voisinage, des relations amicales pourquoi pas par la suite.

Notre premier invité n'a pas vraiment frappé, mais on le soupçonne d'être quand même passé par la porte d'entrée. Du moins dessous. Très silencieux par ailleurs, il ne nous a pas dérangé outre-mesure, limite on ne savait pas qu'il était là. Tout près. La chienne ne lui a pas fait sa fête quand il est arrivé. Il n'a pas mangé, rien vouloir boire.

Mais berdol il nous a fait peur. L'apercevoir dans le couloir à 23H alors qu'on n'attendait personne…

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Voici donc Raymond. Ou Raymonde, j'avoue que je ne suis pas allée voir.  Et NON je ne l'ai pas mis dans un bocal, et NON j'ai pas essayé de le faire au barbec. Il a fini dans une morve verte sous la basket de mon père. Premier contact, il fallait pas trop nous en demander. On verra pour le prochain.

Renseignements pris auprès de Zaza, ça pique, ça fait mal et ça donne de la fièvre, c'est "tout".

 

Je ne voudrais pas paraître difficile, mais j'espère trouver d'autres potes dans le coin.

Les vacances battent leur plein…

Et plutôt que de vous faire de longs discours, quelques images de la montagne, de la mer et de l'Ardèche…

Tout se passe bien chez vous ?

 

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Philosophie de carton.

Déménager, je connais. En 11 ans, j'ai fait 7 fois mes cartons. Des fois pour aller loin, des fois juste pour monter de 2 étages. Des fois pour 3 ans, des fois pour 6 mois.

On a des techniques qui s'affinent au fur et à mesure. Normal. Force de l'habitude. A force, je sais aussi pourquoi je redoute tant de faire et défaire la cuisine.

La cuisine c'est le mal. L'endroit où tu peux remplir 10 cartons et souffler quand tu dois monter le 11ème, sans comprendre où tout ce que tu mets dedans était caché. Idem quand tu arrives dans ton nouveau chez toi. J'ai encore 2 cartons à défaire dans la cuisine, et je ne sais pas où je vais tout mettre. Mais tout trouvera sa place à un moment, je le sais.

 

déménagement

 

A tous, je vous livre le secret des déménagements rapides et pratiques.

 

Loi de Julie : vis chaque jour comme si tu devais… déménager demain.

 

Range pratique. Vis ta passion pour les boîtes à fond, parce que les boites, ça se range vite dans les cartons. Jette ce dont tu n'as pas plus besoin très vite. Revends ou donne ce que tu ne veux plus dès que tu ne le veux plus. Et évite au possible d'entreposer des choses dans la cave, là où l'oubli les enveloppe délicatement. Non, un truc à la cave n'est pas un truc qui disparaît. Ou du moins, tout ce qui est derrière la porte de la cave réapparaît subitement à l'évocation d'un déménagement.

 

Donc voilà, nous sommes dans notre nouveau chez nous depuis 1 semaine aujourd'hui. Tout est presque rangé. Et on est bien. Ce matin, j'ai défait le carton où j'avais rangé le blog. Certains d'entre vous sont en vacances (bonnes vacances !) d'autres travaillent (bonne semaine). A très vite !

Partir.

Après-demain, les déménageurs vont venir vider notre salon de ses cartons, les chambres de leurs lits. Mercredi soir, nous terminons cette expérience francilienne que je redoutais tant, et qui finalement nous a aussi apporté de bonnes choses. Tout au moins de bonnes personnes.

Nous sommes contents de partir, ce serait faux de dire le contraire. Nous attendions ce moment depuis le jour où on nous avait dit qu'on allait venir ici. Nous laissons des amis ici, c'est un fait, mais il est certain que nous allons nous revoir, ici ou ailleurs.

J'ai quelques regrets par rapport à ces 5 ans et demi que nous avons passé ici. Nous n'avons pas profité des opportunités qui nous entouraient, faute notamment de garde bienveillante et gratuite pour les enfants. Je pense à des voyages, des théâtres, des musées. Je pense à mon frère à Londres qu'on ne sera jamais allé voir, alors même que l'Eurostar est à 3 stations de RER. L'Eurostar qui coute si cher.

 

bye bye

Nous ne sommes allés que rarement sur Paris même pour les loisirs. J'aurais aimé passer par la Cité des Sciences de la Villette avec les enfants. Il est maintenant trop tard. Mais pourtant que je suis sûre que ça aurait été mieux et moins cher que le fameux aquarium de Paris par exemple…

Nous n'avons pas profité des fameux parcs ou jardins ou bois de la région. Une forêt avec une route goudronnée, un parc avec des milliers d'enfants, un jardin au milieu d'un carrefour et dont parfois il faut payer l'entrée, nous ne nous y retrouvions pas. Du Tout.

Nous n'avons pas adopté le lifestyle du coin : rares ont été les courses du dimanche ou celles de 21H. Nous ne sommes jamais allé bruncher dans un endroit hype. Ce n'est pas nous.

Pendant 5 ans et demi, nous nous sommes attelés à construire et rêver notre vie ailleurs. Dans cette montagne, dont on se rapproche tant maintenant pour notre plus grand bonheur.

Mais ces derniers jours, je pense fort à Olivia, Mélanie, Laurence, que j'emporte dans mon coeur avec leurs petites familles avant de revenir ou de les recevoir chez nous. A Menahd qui m'a fait me sentir mieux dans ma ville.

Je pense à Isabelle, Michaël, Natacha, Fanny ou Cécile mes copains blogueurs que je n'aurais jamais rencontrés si je n'avais pas eu ce passage francilien. Je vous kiffe les copains.

Je pense encore plus à mes parents ou ma grand-mère dont on s'éloigne encore. Beaucoup. Trop.

Mais je me console en me disant que nous allons y être bien, à notre place. Et que nous avons l'habitude de la voiture :)