Brexit : la fin d’une époque.

Avec cette nouvelle de ce matin, c’est toute une partie de ma scolarité, de mon enfance qui a volé en éclat. L’Europe, on me l’a vendue pendant des années, peut-être parce que j’ai grandi dans un endroit où l’amitié franco-allemande était omniprésente, dans la vie de tous les jours comme dans la vie scolaire. Cette amitié si représentative de l’Europe.
J’en ai fait des exposés sur la CEE, le marché commun, les traités de Rome ou de Maastricht. La gestion de l’énergie en Europe, les institutions que j’ai visité une paire de fois. J’ai ensuite été dans des classes européennes.

Cette Europe qui relève pour moi bien moins de la politique que du pathos, elle a explosé ce matin.

Je suis consciente que les bons sentiments de paix et d’échange du début ne sont plus aussi importants, et que l’Europe d’aujourd’hui est surtout économique et politique, avec ses lois qu’il nous faut appliquer et qui souvent, même à moi, posent problème. Mais cette Europe unie, de paix, L’Ôde à la Joie que j’ai appris à chanter en Français, en Allemand et en Anglais et qu’on entonnait à plein de petites voix lors de rassemblements… Cette Europe là qui me laissait continuer à croire que malgré les faiblesses de ces dernières années, la construction Européenne était encore une belle choses, cette Europe là s’est envolée ce matin.

On ne peut pas construire ensemble quand l’une des parties prenantes ne veut pas de cet « ensemble ». Mais aujourd’hui je me rends compte que cet « ensemble » n’existe probablement plus. Cette Europe là c’était ma Madeleine de Proust : je revenais toujours à cette idée de l’Europe, celle avec laquelle j’avais grandi, lorsque l’actualité européenne n’était pas au beau fixe. Mais ça y est, je ne peux même plus.

Un recul pour mieux avancer ? L’avenir nous le dira. En attendant je suis triste.

Et la violence, partout.

Bonjour, je suis accro à l’info.

Bonjour Julie !

C’est venu avec cette impression d’être coupée du monde, ici, en Ardèche. Au départ, c’était surtout pour me tenir au courant de ce qui se passait dans le monde. Ici, les gens sont très focalisés sur eux-mêmes. L’actu du coin, même celle qui n’est pas dans les journaux locaux, ils connaissent. Mais parlez leur du monde, ou même de la France, et – en dehors des mouvements sociaux dont ils raffolent – on entend un « bah ouai » qui conclue toute forme de discussion.

Ils ont peut être trouvé la solution au final : vivre comme dans une bulle, avec leurs problèmes et leurs joies, en se préoccupant au minimum du reste, juste ce qu’il faut. Un rassemblement pour Charlie Hebdo par ci, une bougie sur la fenêtre pour les victimes du Bataclan par là. Dans les discussions, du moins celles que j’ai pu avoir, on sent pourtant bien que cela est très loin d’eux.

(NB : je ne me base que sur mon entourage ardéchois. J’imagine bien que d’autres ont été plus touchés, et le sont encore.)

Je disais donc : je suis devenue accro à l’info. Je connais les noms des présentateurs de BFM (bon, j’étais au chômage il y a encore 2 mois, ça aide), je commence chacune des interventions des journalistes « sur place » (facile, ça commence souvent pas « effectivement machin », ou « oui machin, nous sommes… »). En parallèle je râle parce qu’ils brodent bien trop souvent autour de détails, pour vendre, et je peste quand leur boucle d’actu, trop courte et ciblée, me donne l’impression d’une heure sans fin.

Cette actu me hante. Je me souviens avoir allumé la télé sur mon téléphone, lors de mon réveil pipi à 3h du matin, une nuit peu après le 13 novembre. Vous me direz, d’autres ne trouvaient pas le sommeil. Mais j’en ai eu besoin. Besoin de savoir ce que je savais déjà par cœur après les derniers jours fixés à l’écran, à l’ordi ou à la radio.

Depuis quasi 2 ans, les chaînes info tournent en boucle chez moi. Le matin après le petit déj, le midi lors de mes pauses déj, le soir dès que je rentre. J’allume à chaque fois avec la même appréhension : j’espère que rien de grave ne s’est passé. Parfois, comme ces derniers jours, je sature. La violence présente partout, que j’essaie de suivre en hurlant aux filles d’arrêter de se taper dessus.

En hurlant aux filles d’arrêter de se taper dessus.

La violence.

Je hurle.

Elles se tapent dessus.

La violence, partout.

Dans l’agression de cette députée anglaise, pro-européenne. Dans le regard de ces « supporters » de foot complètement bourrés. Dans ma tête, quand je pense à ce petit garçon laissé vivant pour mieux voir les morts. Dans ces morceaux de bitume arrachés pour servir de projectile. Dans les débats qui n’en sont plus, parce que les débats font avancer. Dans un simple croche-pied pendant un match. Et dans mon salon.

J’aime les thrillers, à la télé comme dans un bon bouquin. Mais la violence réelle, je n’en peux plus. Je ne peux pourtant pas couper l’information. Je n’arrive pas à m’en détacher, pourtant il faudrait. Peut-être qu’arrêter la violence dans mon salon fera taire la violence ailleurs, après ? Peut-être. Ou pas. Dans tout les cas, elle me hante. Et si je croyais pouvoir mettre assez de distance – on ne réfléchit jamais à mettre de la distance, et d’ailleurs est-ce une bonne idée – je crois que je ne pourrais plus y faire face longtemps.

Se couper du monde et vivre dans une bulle serait alors la seule solution ? Ne plus s’occuper de ce qui se passe ailleurs, pour se protéger et ne pas déborder d’empathie ?

Liste d’idées de dernière minute pour la Fête des Pères.

Allez, on se concentre, plus que quelques jours avant d’offrir au papa sa journée à lui. Et pourquoi pas, le cadeau qui va avec ! Petites idées, chinées ici ou là.

CheerzLa phoLalalabto marrante, ou celle qui le suivra partout. En forme de photomaton, ou en format carré, peu importe l’appli que vous allez utiliser, il y en a pour tous les goûts. Je suis une addict aux applis d’impression de photo (Cheerz – ici, Lalalab – notamment), et on trouve de quoi faire pour chaque occasion. Il y a très souvent des réductions pour ce genre de fêtes, ce qui allège la facture qui n’est pas très élevée au départ (enfin, selon les produits). Le produit que j’aime : les magnets carrés, tirés de mes photos Instagram ou direct de ma galerie, j’en ai plein mon frigo !

Vador et sa petite princesseDark Vador et FilsLa Collec’ Dark Vador version album, avec l’histoire revisitée de ce personnage phare. Il y a des fans parmi mes papas lecteurs, je le sais, et même si je n’ai finalement pas commandé (encore ?), je sais qu’il aurait eu du succès ici ! Version un enfant avec sa princesse ou son fils, ou multi-papa, c’est sur le mur de Marie sur Facebook que ce truc m’est apparu ! (Lien Amazon sur les images).

YourSupriseLe verre à bière personnalisé >> C’est sur YourSurprise que ça se passe. C’est un site de cadeaux personnalisés que j’ai testé dans mes recherches de cadeau fête des pères. On m’a offert la possibilité de piocher dans leur choix de verres gravés (honnêtement, j’ai hésité entre le verre à whisky et même avec la pinte). J’ai commandé un verre à bière parmi les 3 qui m’étaient proposés et j’ai pu le personnaliser. Je l’attends pour vous montrer de quoi il a l’air :) (NB : en fait ce ne sera pas noir mais gravé. Et j’ai vérifié, même si l’inscription semble un peu décalée, tout est ok. Et oui, j’ai été très originale dans ma personnalisation.) J’ai aimé pouvoir trouver des cadeaux qui sortent un peu de ce qu’on a l’habitude de personnaliser (tapis de souris, mug, calendrier).

 

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Un petit DIY pour finir ? Je voulais préparer quelques photos de la version salle de bain du pot à affaires pour laver la voiture, trouvé sur le net. Pour mettre rasoirs et coupe ongles. J’ai pas fait, mais je vous propose ce tableau spécial Fête des Pères sur Pinterest, par La Cour des Petits (avec des idées de choses à faire de ses mains, mais aussi de mise en scène pour de jolies photos originales !) >> cliquez sur la photo !

 

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(Sinon, J’ai craqué quand j’ai vu cet autre DIY, de petits cactus en cailloux trop choupis. Je crois que je vais le faire, mais pour moi, hein :) ) On clique sur la photo pour les détails !

 

 

Pour info : les sites internet cités livrent normalement en quelques jours et vous permettent encore de commander cette semaine (selon mon expérience et le temps de livraison indiqué, d’où ma liste de dernière minute). Le verre à bière m’a été offert pour test par YourSurprise.

Hello juin !

Tu sais que tu es au mois de juin quand…

***Tes week-ends se passent TOUS à la salle polyvalente du coin, mais jamais pour la même chose.

***Tu prépares le planning de garde des grands-parents pour le mois de juillet (pas pour faire garder les grands-parents hein)


***Tu calcules qu’avec ce que tu vas payer de centre aéré pour 2 semaines complètes, tu pourrais te faire un super week-end spa avec grands crus dans le jaccuzzi et massages par 4 suédois. Heureusement tu as ton mercredi.

***Tu rêves d’un mojito. Mais non. Ce soir il y aura du coca à la kermesse. (ou de la bière si tu as de la chance)

***Entre un passage de ceinture au judo et un gala de danse, tu as 4 réunions de fin d’année dont celle où la mairie t’explique que les TAPS seront plus chers l’année prochaine.

***Le vendredi soir et le samedi (et parfois le dimanche ou le mercredi), ton repas c’est « merguez-frites » (et l’huile des frites a fait à peu près toutes les fêtes de juin de la ville.)

***Tu dois récupérer les enfants 10 minutes AVANT que tu finisses le boulot pour mettre des paillettes et faire un chignon. Et les faire manger.

Je vous souhaite un bon mois de juin :)

[Livre] Black Out, de Marc Elsberg

En regardant par la fenêtre, Michelsen eut la chair de poule, des pieds à la tête. « Je peux les comprendre », se confia-t-elle à sa voisine, qui à l’instar des autres membres de la cellule de crise, observait la marée humaine rassemblée quelques étages plus bas, devant le ministère de l’Intérieur. Des milliers de gens. Ils hurlaient en choeur des slogans que Michelsen ne pouvait comprendre en raison des épais carreaux. Elle ne voyait que les bouches ouvertes, les poings brandis, et des banderoles.
NOUS AVONS FAIM !
NOUS AVONS FROID !
NOUS VOULONS DE L’EAU !NOUS VOULONS DU CHAUFFAGE !
NOUS VOULONS DE ÉLECTRICITÉ !
Des choses pourtant si élémentaires, pensa Michelsen. Mais si compliquées à satisfaire.

Black-out-marc-elsberg

Présentation de l’éditeur :
Par une froide soirée d’hiver, les lumières de Milan s’éteignent. Puis c’est au tour de la Suède, de l’Allemagne, de la France… : partout en Europe, le réseau électrique est en train de lâcher. Menace terroriste ou défaillance technique ? Tandis que l’Europe s’enfonce dans l’obscurité et cède à la panique, plusieurs centrales nucléaires menacent la vie de millions d’êtres humains. Une véritable course contre la montre commence alors pour Manzano, ex-hacker italien, croit savoir qui est responsable et cherche désespérément à en informer les autorités.

Je l’avais repéré en grand format il y a quelque temps, et j’ai finalement attendu l’apercevoir en poche pour craquer.

Un thriller d’anticipation, remettant en cause notre énergie de base aujourd’hui qu’est l’électricité. Notre dépendance à un truc aussi simple que d’allumer un interrupteur. Et tout ce qui en découle, sans des fois même qu’on le soupçonne (ou plutôt qu’on y pense). Un thriller à dimension européenne. Exit les USA qui sauvent le monde. Marc Elsberg dresse un portrait complet des instances qui nous gouvernent aujourd’hui, celles qui nous protègent ou qui sont censées réagir lors d’une attaque de ce type. Il met en évidence les forces et les faiblesses de ces institutions et de notre organisation générale.

Nous suivons différents personnages, évoluant à différents niveaux de la société, et dans différents pays : Manzano, l’ancien hacker italien, Shannon, la journaliste, François Bollard, un membre d’Europol ainsi que sa famille étant ceux qui reviennent le plus souvent. De Milan à La Haye, en passant par Paris, Ratingen, Berlin, Bruxelles, Orléans…

J‘ai d’abord beaucoup appris dans ce livre, à propos du réseau électrique, de son fonctionnement, même si certaines notions sont restées assez vague pour mon cerveau plus littéraire et pas trop logique (ce qui n’a pas gêné la lecture). Et plus je comprenais, plus ce roman était ancré dans ma réalité. On peut aller jusqu’à dire que dans nos sociétés, l’électricité peut être considérée comme plus importante que l’eau. Parce que c’est l’électricité qui amène de l’eau au robinet (bon on peut aussi aller prendre un seau hein).

Ce roman m’a ensuite fait peur. Et j’aime avoir peur en lisant. Sauf que depuis, je regarde mon compteur différemment (bon je le regarde rarement en fait)(mais quand même). Parce que la défaillance et l’attaque décrites dans le roman, la base de l’intrigue, tout cela est possible aujourd’hui. Oui, si l’électricité était coupée, si l’on était dans le noir, le vrai noir, le black-out, des gens mourraient de faim, de soif, de froid. L’auteur, à la fin du livre, revient d’ailleurs sur le fait qu’il a volontairement modifié certains détails afin de ne pas faciliter les recherches d’éventuels terroristes, mais aussi sur des rapports ministériels qui confirment son scénario.

J’ai beaucoup apprécié ce livre, et les 588 pages sont passées à une vitesse folle. J’ai peut-être regretté la fin, un peu trop rapide à mon goût, après toute cette angoisse. A noter : les chapitres sont en fait un décompte des jours, le roman commence ainsi par « Jour 0 ». j’ai trouvé que cela ajoutait à l’angoisse. A lire avant qu’il ne soit trop tard :)

« Black-out » de Marc Elsberg – Le Livre de Poche

 

On est encore vendredi.

Si déjà avant, je ne voyais pas les jours passer, depuis que j’ai repris le boulot, c’est encore pire. Mais j’avoue, ce rythme un peu speed m’avait manqué (on en reparle dans quelques semaines, ok ?). Ça c’est vraiment moi ?

Les grèves des derniers jours ont bien participé au réveil de mon colon irritable (bah quoi, j’ai déjà parlé de mycose, je peux aussi parler de mes coliques non ?). 3 jours en 2 semaines, c’est un chouilla pousser le bouchon un peu loin, à mon goût en tout cas. Les gamins en profitent – et pas pour apprendre à lire – entre les jours que Papa prend et celui où une copine joueuse m’a pris les 3 pour la journée (avec ses deux siennes). J’ai rarement vu une personne aussi proche du suicide à 19h. MAIS je lui ai donné du fromage.
Je croise les orteils pour qu’ils décident qu’ils ont eu assez de vacances en ce mois de mai (et cumulé assez de repos pour juin, tant qu’on y est).

J’essaie aussi de caser une course par semaine (en vrai deux ce serait bien… mais bon, on fait ce qu’on peut) et le billet d’hier de Marie sur son marathon m’a beaucoup parlé. Je suis très loin de courir le marathon : pour vous donner une idée et vous faire marrer, je me tiens à 5km par séance – je cours sur un tapis de course parce que y’a trop de montées par chez moi. Au bout de 500m je ressemble à une tomate cœur de bœuf comme celles qui restent à la fin du marché. Au bout de ces 5 km, que je cours en 40 minutes (lol) je ressemble à cette même tomate sur laquelle on aurait vidé du ketchup, juste après un gros orage.

J’ai couru seule, oui. Cela ne me pose pas de problème. J’aime bien même, disons que ce sont des moments de silence volés à mon quotidien bruyant.

Voilà, c’est EXACTEMENT ça. Ça et la fierté qui dégouline de son billet et aussi sur mon front quand j’ai terminé (enfin, 37 km de moins quand même).

Sous le coude, j’ai des chroniques de livres, une sélection Fête des Pères et des tas de billets déjà commencés qui attendent… A très vite !