Ça ne s’arrête jamais…

D’abord on t’emmerde parce que tu manges de la raclette alors que tu es enceinte (si t’es vicieuse comme moi, tu accompagnes ton fromage au lait cru avec du jambon cru). Ensuite parce que quand même madame, dans votre état on ne sort pas, on attend au chaud que bébé arrive (t’es gentille, ce sont des jumeaux, j’ai encore 4 mois à attendre). Vient après le fameux biberon. j’en n’ajoute pas : « toi même tu sais » comme dirait l’autre.

Arrivent les repas : diversification à 3, 4, 6, 8 mois selon qui te parle. Oui, une fois, on m’a dit 8 mois. A 8 mois, les miens ils léchaient goulûment un bout de Kinder. QUOI ? Du chocolat avant 3 ans ? Et pourtant, je me suis faite engueulée parce qu’à 2 ans, ils prenaient encore un biberon le soir. « Maman est trop faignante pour faire une petite purée le soir, c’est dommage » avait lâché le pédiatre que je voyais pour la première et dernière fois ce jour là pour une urgence en vacances.

shtp

Et puis ensuite, ils grandissent. TiSam est un casse-cou sur sa trottinette à 3 ans ? Bah j’achète un casque et de protections, pourquoi tu veux que je lui enlève sa trottinette qu’il aime si fort et que je l’empêche de se faire la super descente devant la maison ? Il est tombé ? Bah attends de voir comment il va se relever avant de courir, je n’y vais jamais de suite, on voit généralement comment ils tombent. Ce gros bouton là ? Ça vient de sa varicelle, ça va partir, ça prend un peu de temps. Non je ne m’inquiète pas, vous oui ? Alors j’ai pris rendez-vous chez le dermato rien que pour son Atsem, pour qu’il puisse lui cramer un bouton de varicelle un peu infecté à l’azote sur le cuir chevelu alors que, selon lui, en quelques semaines ça se serait résorbé (il m’a bien sûr dit cela après être intervenu à l’azote pendant que le petit pleurait en silence sur le siège).

Bref je n’ai jamais été du genre surprotectrice. Je le sais, tout le monde le sait. C’est comme ça.

Alors j’ai été surprise quand la prof de danse de Madame Ma Fille (9 ans), s’est fichue de moi devant les autres parents parce que je serais là seule à venir la chercher après le cours, que quand même je pourrais la laisser rentrer seule, comme les autres. Quoi ? Moi, surprotectrice ? LOL.

Bah non. Ok, il y a 300m en gros. Mais il y a 2 passages piéton : un avant un virage, et l’autre après ce même virage, passages que je stresse déjà de prendre toute seule. Il y a aussi des types bizarres. Des gens qui fument leur pétard assis sur le pied de la statue devant laquelle elle doit passer. Je ne parle même pas de la dangerosité de la conduite des gens du coin à cet endroit (entre autre). Alors non.

Tu peux te moquer en me demandant quand est-ce que je vais la lâcher. Vous pouvez tous vous mettre à rire même. Moi je me marre quand je vois vos gosses de 10 ans avec un portable « au cas où hein ». J’ai qu’à lui en prendre un ? Tu crois honnêtement que ton fils aura le temps de t’envoyer un SMS et de Snapper le moment où il va lui arriver un truc ?

Et puis entre nous, c’est pas toi qui marche. Tu ne fais pas l’aller-retour ? Alors qu’est-ce-que ça peut te foutre ?

Ma fille jouait dans la boue que toi tu stérilisais les tétines de ton fils. Elle tombait de l’escalier du toboggan à l’aire de jeu pendant que tu te tuais le dos à le tenir pour la montée et la descente. Mes gamins se régalaient avec un bout de chocolat quand le tien était encore au sein si cela se trouve. Guess what ? On fait tous différemment avec NOS enfants. Et même si je le pense très fort, je ne mets jamais en cause la manière de faire d’une maman ou d’un papa juste parce que moi je fais pas pareil.

Le tien court librement, seul (enfin avec son portable) dans la rue à 19h00 le soir, en hiver, donc en pleine nuit ? Je ne savais pas qu’il y avait une durée limitée dans la responsabilité parentale. Un moment où le smartphone remplace la télévision comme nounou.

Quoi, je te juge ?

Ah pardon.

La semaine pourrie qu’en fait ça aurait pu être pire.

Je déclare officiellement la semaine qui vient de s’écouler comme la plus pourrite de mon année 2016.

Et encore, le Chéwi a pu prendre le relais ET j’ai un chef compréhensif qui a eu 4 gamins. Ça aurait donc pu être pire.

Pourrie, pourrie. Elle a seulement été compliquée. L’école qui appelle un jeudi à 14h45 pour un Tisam qui a 39 de fièvre, une virée à la ville qui tourne au sauve-qui-peut à cause des 10% offerts dans les boutiques à cause du BlackFriday (10% – LOL –  et un samedi donc) et qui attirent un monde fou, bien trop à mon goût. Une Madame Ma Fille qui tombe malade en rentrant tard le samedi de la ville et qui nous fait un malaise a priori vagal à 4 heures du matin le lundi, qui doit faire 50 bornes pour au final une analyse d’urine (ah et un électrocardiogramme, quand même)(après que le 15 nous ait parlé de crise d’épilepsie au téléphone).

20161129_180046

Donc le malaise vagal, que je ne connaissais point (et pourtant j’en ai vu des trucs, des crises convulsives, des crises cardiaques, de la mort subite de l’adulte…), c’est assez impressionnant. Ou alors c’est juste parce que c’était ma fille à 4h du matin et qu’elle est tombée raide en arrière avec la tête dans le bac à douche, les yeux grands ouverts, sans réaction pendant un petit moment, me laissant croire 5 secondes qu’elle s’était fait un coup du lapin. Je sais pas. Le malaise vagal est monté direct à la seconde place de mon classement des trucs les plus traumatisants quand t’as des gnomes, juste après la crise convulsive-j’arrête de respirer de Magow.

Et puis ce lundi et ce mardi, à jongler avec les emplois du temps pour que 1-je n’aie pas trop d’heures à récupérer de mon côté, que 2-le service du Chéwi puisse tourner et que 3-on puisse l’emmener chez la doc-qu’elle-est-bien-mais-qu’elle-a-2-cabinets-et-qu’elle-fait-le-samu-et-que-donc-elle-est-pas-toujours-dispo.

En parallèle, j’ai quand même fait des kilos de bredele et j’ai enfin trouvé et acheté mes lunettes avec filtre anti lumière bleue que j’affiche fièrement depuis quelques jours ! Et puis il y a le Salon du livre et de la presse jeunesse ce week-end GNIIIII. Je monte donc à Montreuil voir les copains, les collègues et plein d’autres gens (et tenter de ne pas trop dépenser en livres…)

 

L’heure où tout bascule.

17h. L’heure où je récupère les gnomes à l’école. L’heure où redémarre ma journée parallèle. L’heure où les cris commencent. L’heure où tu expliques à l’animatrice des TAPS que faire marcher un enfant avec les lacets défaits avec travers l’école parce que « maman les fera » c’est dangereux et qu’elle te dit que c’est bon, hein. L’heure où la grognasse ne répond pas à ton bonjour. L’heure où tu cours pour rentrer et repartir pour la danse pendant que la soupe cuit (et que tout le monde, mec inclus, râle parce qu’il y a de la soupe au dîner). L’heure où le mec décide que comme il y a de la soupe et pas des bonbons piment, bein il va squatter le canapé. L’heure où j’en ai marre d’avoir froid chez moi, avec l’humidité qui fait gonfler la peinture de la salle de bain. L’heure où même si toi tu n’as pas faim tu te retrouves à table seule avec eux. Eux qui finalement font aussi tout ce qu’ils ont envie. Moi on ne me demande pas ce dont j’ai envie. Et heureusement, j’ai juste envie de partir loin. L’heure où je les envoie au lit après un baiser expédié.

Alors que TiSam a géré sa dictée comme un chef.

Alors que Madame Ma Fille est toute fière de la chanson qu’elle doit chanter au théâtre.

Alors que Magow veut me montrer sa coiffure.

21h20. L’heure où je rejoins mon lit pour que tout s’arrête pour aujourd’hui.

 

Le pantalon de vieille et la crème anti-rides.

J’avais commencé l’année en achetant une culotte gainante pour un mariage (bah oui, il faut être au top pour un mariage quoi, j’avais une bonne excuse), mais ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille.

En 2016, j’ai vieillis (ok comme tout le monde, mais là je m’en rends compte). Youpi hein ?

J’ai donc, peu après la culotte gainante d’ailleurs, acheté une crème anti rides. Bon, premières rides, faut pas déconner non plus. De chez Melvita (consommer bio et local, c’est ma vraie nature.) Tellement ça marche bien, j’ai de l’acné de partout depuis 3 semaines. Du genre qui s’infecte et tout. GENIAL j’ai de nouveau 15 ans. 15 ans et des rides d’expression. FAIL. Et pourtant, elle hydrate bien, elle sent bon… on avait tout pour s’entendre…

Melvita-premieres-rides

Et comme il me fallait un jean, et que Levis a un magasin au Marques Avenue du coin, je suis allée dépenser des sous.

Et là, le Graal.

Déjà, Levis avait sorti ses « curve » et « demi curve » juste après mon accouchement. Et comment te dire… J’ai kiffé. Maintenant que je suis vieille et que j’ai des enfants, ils sortent le taille haute. On est connecté. Parce que, honnêtement, j’en ai juste marre de devoir faire attention à comment je baisse pour faire un lacet ou ramasser le caca du chien. J’ai de l’acné, mais je n’ai plus 15 ans (non maman, personne ne voyait mes fesses quand je me baissais à 15 ans. Enfin je ne crois pas).

LEVIS 300 Shaping

Ils ont donc le jean taille haute qui doit raboter hanches et ventre.

Aujourd’hui, on ne voit plus mes fesses quand je me baisse. Pendant quelques jours, je n’ai aussi plus eu de sang qui circulait dans les jambes quand j’étais assise, comme maintenant, sur une chaise. Pourtant c’est une règle d’or, quand on essaie un pantalon, on s’assoit pour voir. (Mais promis, quand je l’ai essayé ç’a été la révélation, je me sentais trop bien dedans. Peut-être que c’est juste un problème de surconsommation de fromage ces derniers jours, rapport aux vacances à la montagne, toussa). Bref, ça galbe les fesses, ça fait disparaître le ventre ET les pieds par nécrose. Mais ouf, le coupable était bien le fromage, tout va mieux aujourd’hui, un véritable pantalon doudou.

 Je suis par ailleurs toujours à la recherche du truc qui me permettra de gommer (pour de vrai) mes cernes. Paraît qu’il faudrait que j’essaie le sommeil. J’y travaille beaucoup pourtant, mais si je dors trop, je me retrouve en état de léthargie la journée suivant (à m’en cogner dans les meubles). Donc un truc chimique m’irait mieux.

Là-dessus, je vous laisse (et toi, arrête de m’imaginer avec une culotte gainante, merci), je dois refaire ma couleur dans mes beaux cheveux blancs.

[Livre] Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère … et retrouvé l’amour – S.G. Browne

Comprenez-moi bien. Mon père n’était pas un con. Il était simplement persuadé d’avoir toujours raison, même quand il ne savait pas de quoi il parlait. Il aurait fait un excellent politicien.
Il faut néanmoins que je reconnaisse son talent pour le choix des réfrigérateurs. Ma mère voulait un de ces modèles américains de chez Whirlpool avec frigo et congélateur côte à côte, mais mon père avait insisté pour prendre un Amana avec le congélo en bas. Il disait qu’on gagne en énergie lorsque l’air froid descend au lieu de monter. Il affirmait aussi que c’était un gain de place.
Les têtes de mes parents et la majorité de leurs membres ont été rangés dans la partie congélateur ; quant à leurs troncs, ils ont été fourrés dans le frigo. Si nous avions acheté un modèle Whirlpool, je n’aurais jamais réussi à faire tenir leurs torses sur les étagères. Merci Papa.

(Je vous conseille fortement d’autres citations qui vous donnent une bonne idée de l’ambiance du livre sur Babelio)

G-browne

Présentation de l’éditeur :
Andy vit en paria depuis sa résurrection spontanée après un accident de voiture. Ce nouveau zombie n’a pour morne horizon que le cellier familial, où il cuve les grands crus de son père, et ses réunions mensuelles aux Morts-Vivants Anonymes.
Mais lorsqu’un zombie solitaire l’initie aux bienfaits régénérateurs de la chair humaine, Andy décide de lutter pour ses droits civiques. Débute alors un voyage improbable qui le mènera de la morgue au rôle très médiatisé de porte-parole de la cause zombie, en passant par des séjours à la SPA reconvertie dans l’accueil de zombies fugueurs et aux plateaux d’Oprah Winfrey.

Après un accident de voiture ayant causé sa mort, ainsi que celle de sa femme, Andy s’est réveillé. Il fait partie de ces quelques morts qui se réveillent chaque année. Un mort-vivant. Un zombie.

Il se considère comme assez chanceux au final : ses parents ont accepté de le garder au domicile familial, caché dans une cave. Andy profite des bonnes bouteilles de son père en regardant la télé, et consacre le reste de son temps aux réunions des Morts-vivants-Anonymes et à ses visites chez un psy. Il doit prendre garde à bien ingurgiter sa dose de formol chaque jour, afin que la décomposition de son corps soit ralentie, sa jambe empêche de marcher correctement ou courir (elle a gardé un angle impressionnant après l’accident) et il ne peut pas parler. Il a donc une ardoise autour du cou pour pouvoir s’exprimer.

La société tolère les zombies, un peu comme des animaux de compagnie. Ils peuvent être là dans la limite des règles qui leur sont imposées. Ces règles sont par contre plus strictes que celles qui concernent les animaux de compagnie. D’ailleurs s’ils sont pris à errer, ou en train de ne pas respecter l’une de ces règles, ils sont mis en cage à la SPA, en attendant soit l’arrivée du parent proche qui a bien voulu le garder, soit celle d’une voiture qui les mènera vers des centres expérimentaux pour servir de cobaye. et de manière récurrente, les morts-vivants sont attaqués par certains Respirants qui n’ont qu’un but : s’amuser un peu en arrachant un bras.

On suit Andy dans sa « nouvelle » vie, d’abord triste et émouvante. Une rencontre va tout faire basculer : Andy veut une vraie vie. Il veut se battre pour avoir des droits. Cette rencontre va faire renaître en lui l’espoir, celui de pouvoir recommencer dans son nouvel état. Et curieusement, en même temps que l’espoir grandi, son état physique s’améliore : les plaies dûes à l’accident cicatrisent doucement, il s’efforce même de prononcer quelques mots…

Mon premier roman Zombie. Et je ne suis pas déçue : le style est mordant, les thématiques soulevées (intégration, différence, amitié, amour…) traitées à la fois avec humour et de manière très touchante, émouvante. On n’est pas dans le gore pour le gore, même si certains passages ou descriptions le sont un peu plus (nous sommes dans un roman qui parle de zombie, quand même). J’ai refermé le livre (du moins l’application) l’œil humide et le cœur plein de revendications… Avec le sentiment d’avoir passé un très bon moment !

Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère … et retrouvé l’amour, de S.G. Browne, MIROBOLE EDITIONS. 2013.

On reprend son souffle ?

Alors je sais pas vous, mais depuis la rentrée, je suis passée dans une espèce de dimension parallèle. Un endroit où les heures disparaissent (enfin sauf certains jours au boulot, le lundi et aussi le moment des devoirs le soir), les choses à faire s’accumulent et où j’ai fait de mon mieux pour parer au plus urgent en attendant le moment où j’aurai un peu plus de temps pour le reste.

Et se perdre...

Au final il ne reste pas grand chose, heureusement. Même qu’en réfléchissant je ne trouve pas d’exemple en fait.

J’ai même fait de la confiture attends. #TRUKDEFOU.

Et j’ai sorti les pulls.

J’ai même réussi à garder un rythme dans mes entrevues avec mon tapis de course.

Il faudrait bien que j’achète des bottes pour les filles. Mais elles ne sont pas là pour quelques jours. Zut.

Que j’insiste auprès des orthophonistes du coin pour avoir un rendez-vous pour TiSam avant 18 mois (le délai qu’on m’a proposé) et prendre rendez-vous chez chez l’ophtalmo pour tous, aussi. Ah, peut être le dentiste aussi.

Des coups de fil quoi. Et sinon rien

Je vais donc profiter de ces prochains jours en mode solo-nulli pour ne rien faire.

Ou si… Lire. Courir. Manger avec les doigts devant la télé une part de Forêt Noire. Dénouer le ventre et respirer fort. Continuer mon « gratitude journal » qui m’apporte beaucoup, notamment sur la prise de recul.

J’ai hâte d’être à ce grand week-end pour profiter de ma montagne aussi… 

Je vous envoie des ondes de soli-nulli pour survivre aux vacances avec les enfants si c’est votre cas. Du courage si vous avez enchaîné le train-train avec le centre aéré. Du fun et de l’air s’ils sont chez les grands-parents, en colo ou n’importe où ailleurs !