Une nouvelle tête !

Les enfants voulaient un namister.

J'ai bien vu la non-réaction du Chéwi.

J'ai évoqué la possibilité que la grande tape dans ses économies pour se le payer.

J'ai ensuite ajouté une variable : le bulletin. Que ce soit clair, je savais qu'il allait être bon. C'est juste que ça m'a évité deux semaines de pleurnicheries au moment des devoirs. "Si tu ne fais pas tes devoirs, tu n'auras pas de bonnes notes. Pas de bonnes notes, pas le droit de dépenser tes sous pour un hamster". Magique.

J'ai eu le temps de me renseigner un peu : elle voulait une tite bête pour s'en occuper, faire quelques câlins. J'ai toujours eu des hamsters pas très sympas avec de grandes dents qui ont valu deux points de sutures à mon frère. Donc sache-le : le hamster russe mâle est ton ami. Pépère, il essaie de mordiller sans faire mal, il est cromignon et fait pas beaucoup caca (la taille du caca et du pipi dépend de la taille de la bête. Le hamster russe est petit. Ca change du labrador quoi.)

 

Ouistiti2

Niveau budget, la bête est un peu plus chère qu'un hamster classique, compte une douzaine d'euros. On a pris direct le gros paquet de copeaux de bois, un sac de graines. On avait déjà une grande cage avec des tunnels, mais on en a pris une plus petite parfaite pour nos nombreux déplacements, pour 26 euros. Ca plus une nouvelle roue (les anciens pensionnaires de notre cage de compèt étaient des bouffeurs de plastoc), on en a eu pour une soixantaine d'euros (la grande n'a payé que la bête). Mais niveau bouffe et copeaux, on tiendra genre 6 mois. Et la nourriture sera à la charge de Madame Ma Fille le moment venu (pour 6 euros, ça lui apprend un peu aussi).

On apprend : la patience, le respect de rythme de l'animal (qui sort la journée mais très peu, alors on en profite à ces moments là), que l'animal n'est pas un jouet, et qu'on doit respecter sa manière de faire (la chose a décidé de dormir dans ses tuyaux en plastique, elle y monte sa litière, et on ne peut pas l'en déloger juste pour lui faire un câlin, au désespoir de la grande) et un peu les responsabilités (guetter le niveau des aliments, changer l'eau et aider maman à changer la cage une fois par semaine).

Déjà en 2011 je vous racontais que les animaux étaient importants pour moi dans une vie de famille. On ne change pas :)

 

Je vous présente donc Ouistiti.

 

ouistiti

 

Loup y-es-tu ?

Quand tu passes de la région parisienne à l'Ardèche, y'a pas mal de choses qui changent. La météo par exemple. Et puis les motifs des manifestations.

Parce que même si ma ville, c'est paumé, ça reste une préfecture. D'ailleurs heureusement, sinon ce serait désert.

La préfecture est découpée, si bien que le bâtiment devant lequel on manifeste le plus souvent est situé exactement entre l'école maternelle et l'école primaire. Tu ne peux pas éviter les agriculteurs en colère ou les anti-ondes de téléphonie mobile. Tant que ça reste gentillet, tu transformes ça en leçon d'éducation civique ou d'explications sur le pourquoi du comment et puis ça passe. Ca change des manifs des cheminots qui voudraient une énième journée de récup en plus ou partir 3 ans plus tôt à la retraite.

Mais ce matin, c'était manif anti-loup.

loup privas

 

Alors quand tu te tues à expliquer au petit que NON y'a pas de loup chez nous il peut pas venir te manger les orteils la nuit quand tu dors, que oui on a le droit de se promener dans la forêt sans avoir à faire attention au loup mais que ta grande s'amuse à lire tout ce qui passe au niveau de ses yeux et qu'elle s'écrie "Maman, y'a des loups qui blessent des brebis. En Ardèche? Chez NOUS !!!" devant eux, bein tu pleures.

NB : je ne mens pas à mes enfants. Pas vraiment. Je ne fais que continuer les explications données en région Parisienne. Passer du jour au lendemain de "Y'a pas de loup" à "y'a des loups, ils mangent les brebis mais t'as pas la tête d'un agneau tout va bien", j'avais peur que ça les déstabilise, pardon.

Ma plus grosses crainte ? Qu'ils aient, comme la dernière fois, amené les cadavres des pauvres bêtes pour "montrer" les dégâts. Entre les deux écoles, avouez que ça aurait fait tâche. Mais non. A la place, ils avaient déversé du bon fumier qui pue et vidé les poubelles de la ville. Et donc là tu vois que tes voisins ne trient pas leurs déchets, en essayant d'éviter les détritus sur le chemin de l'école…

Perso, le loup, tant qu'il laisse mes orteils tranquilles, tout va bien. Je pense qu'il était là avant nous, que peut-être il y en a trop, je ne connais pas les chiffres, mais que dans tous les cas, si le loup, l'homme et la brebis ne vivent pas correctement ensemble, le loup n'est pas le seul fautif.

L’arnaque du blog cuisine.

J'aime manger. Manger est souvent une manière globale de gérer toutes sortes de choses chez moi.

Cuisiner… C'est autre chose. J'aime bien cuisiner, mais disons que c'est pas mon truc préféré. Essaie de cuisiner avec 3 mioches qui courent autour de la table et le chien (qui, assis, a son nez au niveau de la table, ou s'arrange pour), et on verra si tu kiffes.

Mais voila, j'ai acheté de la farine de châtaignes et je voulais ABSOLUMENT faire ces raviolis qui ont l'air vraiment trop trop bons.

 

7aa9d68fef6ee105f2c5d2dade1e0b0e

Une recette de Ôdélices – que tu cliques tu arrives sur l'épingle et la recette.

 

5 minutes de préparation. Des raviolis. Ca semblait être à ma portée.

Sauf que…

5 minutes de préparation, c'est sans compter les années d'entraînements je pense. Parce que j'y ai passé une heure et demie. Ok, 5 minutes c'est pour la recette pour 2, et j'ai fait la recette fois 3, parce qu'on est 5. Bons mangeurs plutôt. Mais au pire 5 minutes fois 3, bé ça fait 15 minutes. Pas une heure et demie. Mais j'y ai mis du coeur. Et au final j'étais plutôt fière.

Et puis 4 minutes de cuisson. AH. Bah c'est quand tu étales ta pâte à fond. ET SANS QU'ELLE NE COLLE A TA FOUTUE TABLE. 2 FOIS. (dans l'heure et demie de préparation, je n'ai pas intégré les 20 minutes de raclage de table). Je ne suis pas de mauvaise foi, j'ai bien vu que ma pâte était légèrement plus épaisse que sur la photo. J'ai donc ajouté du temps de cuisson. On a goûté, puis j'ai remis le tout à cuire.

Les gosses se sont retrouvés POLIS. "Non merci Maman, pas de deuxième, déjà un c'était trop". Et le mari devait avoir faim. Il serrait les dents bizarrement, mais en a mangé quelques uns. Avant re-cuisson, puis plein d'espoir après. Mais non. Moi-même, au bout de deux, je pleurais en faisant le calcul de ce que j'avais mis dedans (des cèpes, du canard, de la farine de châtaignes) et en pensant aux pauvres chiens dans le monde qui n'avaient que des croquettes dans leurs gamelles.

Je suis arrivée à la conclusion que les blogs "cuisine", c'est le mal. Les blogs parentaux, la majorité du moins, vous disent la vérité : y'a des fois où ça ne marche pas du tout. Un blog cuisine, c'est un peu comme un blog de maman ou de papa qui serait HEU-REUX de se lever la nuit, qui organiserait des fêtes d'anniversaires PARFAITES (en suivant bien entendu des recettes de gâteaux à 4 étages issues de blogs culinaires), dont les enfants n'auraient jamais un seul rhume.

C'est ça ou je suis une dinde aux fourneaux.

(je ne vous demande pas de vous prononcer. La dernière phrase est PUREMENT rhétorique).

L’évolution du « pourquoi ».

Les "Pourquoi". Ces questions, souvent sans queue ni tête, que nous posent nos gnomes. Des fois mignonnes, "Pourquoi t'as des poils, là, maman ?", des fois polies, "Pourquoi le monsieur il a un gros bidon ?", des fois intelligentes, "Pourquoi on a un nombril ?"…

L'âge du "pourquoi", situé entre le moment où le gnome sait parler et s'arrêtant…. pffff…. longtemps après, connaît des évolutions.

 

pourquoi
Et google ne peut pas trop t'aider…

 

Le gnome comprend qu'on ne parle pas des bidons des messieurs devant eux, comprend qu'un jour aussi il faudra qu'elle fasse la grimace sous l'épilateur. Et puis se pose des questions sur lui.

D'où viens-je. Où vais-je. Dans quel état j'erre ?

C'est ainsi qu'au beau milieu de la forêt, Madame ma Fille me demandait pourquoi je l'avais appelée comme elle s'appelle.

Et si je ne l'avais pas eu elle, quel enfant j'aurais eu ? Et est-ce-que je l'aurais appelé comme elle ? Alors que ce n'était pas elle.

Je t'avoue que tout de suite, j'ai été énormément motivée par la tâche qui m'incombait au départ, à savoir trouver des fourmis à mettre dans un bocal pour nourrir l'araignée du maître – oui on a des devoirs chelous, mais sympas.

On a un peu parlé génétique, parce qu'elle était sûre qu'on pouvait choisir et le sexe, et en général l'enfant qu'on allait "recevoir". Genre j'avais un catalogue, et j'ai fait "plouf plouf" (enfin maintenant c'est plus "plouf plouf", c'est "scoubidou est malade").

Tu vois ma Chérie, tu ressemble un peu à Papa et un peu à Maman. Tu es têtue comme ton père, intelligente comme ta mère (j'en ai profité, Papa était devant avec les jumeaux hein). Un enfant récupère un peu de chacun de ses parents, pour le physique ça se passe avant, et pour le caractère après parce que tu nous vois faire…

J'ai ajouté ensuite un peu de mystique, en disant qu'on n'aurait pas pu avoir un autre enfant à sa place, parce que Papa + Maman = elle et son frère et sa soeur. Et que ça ne pouvait pas être autrement.

Et j'ai détourné son attention sur les châtaignes au sol, tellement différentes des marrons de sa cour de récré, mais si regarde !

Garder des souvenirs…

Je fais partie de ces gens qui n'impriment plus vraiment leurs photos. Je les stocke sur la carte SD de mon smartphone, qui se transforme en cadre photo numérique quand on rencontre les copains, ou alors elles sont bien au chaud sur le disque dur de l'ordinateur familial.

Plus pratique à transporter (du moins sur le téléphone) que la fameuse boîte à photos.

J'avais entendu parler des livres photos, mais j'avoue que le boulot de tri avant la réalisation me faisait peur. Vu comme je trie (pas) les chaussettes si tu veux, le simple fait de me plonger dans les centaines de photos me faisait peur. J'avais choisi la solution de facilité, à savoir le vrac.

Alors je me suis dit que quand même, je pouvais faire l'effort. J'ai pris mon courage, mon câble et mon téléphone à deux mains et je me suis lancée : l'objectif était de faire un livre photo de nos virées à ma montagne sur les 12 mois écoulés. Des randos, du ski, de jolis paysages. J'avais la base. J'en ai profité pour supprimer les floues et celles prises sans qu'on le veuille, juste parce qu'on a des gros doigts.

Il faut d'abord télécharger le logiciel. Facile, rapide. Le truc fonctionne tout de suite une fois installé. Tout est assez simple une fois que tu as choisi ton mode : soit tu es faignant(e) et tu dis d'une grosse voix "Logiciel, fais moi mon livre" et le truc te met tout en page à partir de ton dossier de photos à utiliser. Soit tu es un(e) warrior et tu pars d'une page blanche. (Et moi mauvaises langues, je l'ai fait en mode warrior).

mypixblog

Pour info, je ne sais plus combien j'avais de photos, mais j'ai passé environ 2H à construire le mien (tri des photos non compris), qui fait 42 pages. Mais j'ai TOUT fait : les fonds de pages, choisir quelle photo va bien là et quel picto va faire chouette ici. Entre celles que tu veux mettre en grand, celles qu'il faut mettre mais cacher un peu, c'est long, surtout quand tu ne sais pas prendre de décision.

Mais je l'ai reçu, et franchement ça vaut le coup : il fait top dans le salon, laissé négligemment sur la table basse quand tes amis viennent te rendre visite, ou même rangé dans la bibliothèque. La couverture rigide en fait un objet résistant, et l'impression matte le rend invincible face aux attaques de petits doigts, très nombreux par chez moi (mais on perd un peu le côté "photo").
 

  Livre photo cewe 1  livre photo cewe 2  livre photo cewe 3

 

Je te propose de retrouver mon interview ici pour plus de détails, et puis toi aussi, tu peux gagner un bon cadeau de 40 euros pour faire ton livre photo. Il te suffit de laisser en commentaire d'ici dimanche 28 septembre minuit ce que pourrait être le sujet, le thème de ton livre photo !

 

 

 

Billet sponsorisé.