Et ils sont partis !

Ils la préparent depuis des mois en classe, à travers la répartition des chambres ou les activités qui leur seront proposées. J’ai vendu aux mamies et aux parrains des calendriers à 5 boules. Tu sais les trucs où y’a tellement de paillettes que tu en as partout sur toi après (de rien).

Et puis il a été temps de faire la valise. Avec les minis dentifrices et les minis gels douches achetés pour l’occasion chez DM, en Allemagne (avec pleiiiiin d’autres trucs), les kway tout neufs et les bottes en caoutchouc coincées sur le dessus de la valise.

Des valises. Parce qu’ils sont deux.

classe découverte en maternelle

Magow a bien rangé son gros nounours sur le dessus, pour le sortir en premier et le mettre sur son lit en arrivant et en rangeant ses petites affaires dans son coin d’armoire. TiSam, lui, ne voulait pas prendre de doudou. Ni de dentifrice d’ailleurs.

Hier soir tard, je suis allée planquer son petit macareux importé d’Islande entre ses slips et ses chaussettes. Parce que je sais que si ce soir il n’a pas quelque chose qui lui rappelle la maison, il va angoisser. Pas pleurer, pas faire de crise, juste angoisser. Il va grincer des dents toute la nuit, sûrement faire un cauchemar. Et je veux qu’il en profite, qu’il soit bien, qu’il grandisse.

Parce que les laisser partir sans avoir le cœur serré et en étant contente de pouvoir respirer un peu ne veut pas dire qu’on s’en fiche. Parce qu’ils doivent faire leurs expériences pendant que leur maman et leur papa glissent un petit macareux, toujours, pour quand ils en ont besoin…

Au ciné : En route !

Dans le genre bon moment au ciné avec les gnomes, je vous propose mon avis sur En route !

Au ciné depuis le 15 avril, et sorti de suite dans mon petit cinéma chez moi, on s’y est précipité lors d’une petite journée pluvieuse pendant les vacances.

(En passant notons qu’il est quasiment impossible ces derniers temps d’accéder à une vidéo sans avoir vu 3 pubs avant. Et c’est gavant) (Fermez la parenthèse).

Donc. En Route ! c’est l’histoire d’une peuple de petits… bonshommes extra terrestres, qui ont plein de valeurs chouettes, un gros melon mais surtout qui refusent le courage parce que c’est trop dangereux. Ils sont sans arrêt en fuite devant leurs ennemis. Les méchants qui les traquent sur chaque planète où les Boovs trouvent refuge et qui détruisent tout sur leur passage. Les boovs arrivent sur terre, persuadés d’avoir trouvé LA cachette. Alors ils parquent les humains dans des camps (jolis), pour investir le reste de la planète. C’était sans compter sur Oh, le Boov Boulet qui envoie une invitation à la galaxie entière pour la pendouille de sa crémaillère. Pourchassé, Oh va rencontrer Tif, une petite fille terrienne, dont le vrai prénom est… Apéritif (non rien). Ensemble ils vont tenter de sauver la planète tout en retrouvant la maman de la petite fille, déplacée dans l’un de ces camps d’humains.

C’est l’histoire d’une remise en question avec beaucoup d’humour. Les dialogues sont très marrants, même pour les tout-petits (qui avouons-le ne sont pas souvent le public cible des jeux de mots dans les dessins animés/films d’animation). A partir de 3 ans, et jusqu’à 8 ou 9 ans je pense, même si en tant qu’adulte je me suis bien marré, et peut-être que j’ai eu les yeux mouillés à la fin.

Les douces vacances de printemps…

Les vacances de printemps sont souvent de jolies vacances. Souvent le beau temps est de la partie, le gris de la fin de l’hiver laissant place aux premières chaleurs, où qu’on soit en France d’ailleurs.

Après une première semaine passée à la maison, entre plage à côté de la rivière, ballon dans la cour derrière la cuisine, fabrication de petits bracelets et cinéma, nous voici maintenant chez Papi et Mamie. L’endroit où l’on doit voir 4000 personnes en 4 jours, penser à se reposer un peu aussi et faire des choses qu’on a envie de faire alors que les gnomes n’ont qu’une seule envie : rester dans le jardin et en profiter.

vacances-tribu

Alors on mélange les genres, et si hier c’était grosse sortie au Parc de Sainte Croix, aujourd’hui est plus zen avec une promenade en forêt avec la Tribu de Marie ce matin, et une virée « il leur faut des chaussures » à Décathlon cet après-midi. Oui parce que chez moi, le Décathlon est un peu loin. Et il n’y a pas LES chaussures que j’ai repérées. Spèce de nul.

L’essentiel étant quand même de profiter des gens qu’on aime et qu’on ne voit plus souvent…

J’ai testé : gagner juste un peu trop d’argent.

Et en travaillant moins. Oui Monsieur, Oui Madame.
En 2013, j’ai cumulé chômage plus ensuite ma reprise de travail, à mi-temps. Le chômage, c’était en gros le double de mon salaire. Rapport à ce que je gagnais avant, à temps plein. Normal. Alors quand Pôle Emploi a voulu continuer de me verser des sous, bah j’ai pas dit non.

J’aurais dû.

Au bout du compte, je me retrouve imposable. En soi ça m’est égal. J’estime qu’on doit tous participer et je suis plutôt favorable à la mise en place d’un système de pourcentage, qui permettrait à tout le monde de participer, à son niveau, que personne ne puisse être considéré comme un assisté – suivez mon regard.

Mais j’ai aussi perdu une partie du complément familial, la chose versée par la CAF aux familles de 3 enfants et plus.

Ok. Soit.

C’était sans compter sur le quotient familial. Les fameuses tranches qui déterminent le prix de ta cantine ou du centre aéré.  Je ne sais pas exactement dans laquelle je suis passée.  Toujours est-il que le repas a pris 2.30 euros (par repas, par enfant) et la journée de garderie pendant les vacances scolaires est passée à… 18 euros (par jour et par enfant).

Youpi quoi.

En admettant que je reprenne un boulot salarié (enfin que j’en retrouve un), entre la cantine et le centre aéré,  je devrais dépenser… le double de ce que j’ai gagné en trop en 2013.

DIY tirelire(avec le petit DIY tirelire trouvé sur Pinterest qui va bien, clique sur l’image !)

On n’est pas les plus à plaindre, je sais bien. Mais l’effet domino d’une petite mission freelance « de trop », ça fait quand même réfléchir… surtout quand on n’est pas dans une situation stable et identique d’une année sur l’autre.

C’est l’histoire d’un pou.

Il était une fois un pou. Il était pas trop moche, en fait il était si petit qu’on ne savait pas vraiment s’il était vraiment moche comme un pou.

Pou avait trouvé une belle famille. Ensemble, ils habitaient un endroit merveilleux où plein de têtes les accueillaient : une classe d’école. Des têtes pleines de cheveux, avec des élastiques qui s’échangeaient, des oreillers communs. Ils n’avaient pas inventé la téléportation mais c’était tout comme.

Et un jour, Pou a dû faire une bêtise. Sa famille lui a tourné le dos et il a dû partir.

Larmoyant, il s’est éloigné du groupe. Pour finir sur une terre aride. Où la tondeuse régnait. Une tête de petit garçon aux cheveux courts.

L’endroit était hostile. Ça sentait la lavande. Et Pou n’aimait pas la lavande. Il a tenté de continuer sa vie, envers et contre tout.

Il a pondu ses petits bébés, veillant à les placer aussi près du sol que possible. Les petits cheveux ne lui facilitaient pas la tâche. Les petits doigts qui venaient grattouiller non plus.

Un jour est arrivée la sorcière. Une grande hystérique munie d’un râteau géant et d’autres armes de destruction massive. Et elle l’a trouvé. Pou est parti. La sorcière hystérique est restée dubitative quand elle a vu que Pou était seul. Elle a tué un à un ses petits bébés, ratissant matin et soir avec son grand râteau.

chassons les poux

Cette histoire est une histoire vraie. Pou n’a juste pas eu de chance. Le petit garçon a 2 sœurs aux cheveux longs et épais. La sorcière elle même avait une sublime tête pleine de cheveux à offrir.

TANT PIIIIIIIIIS.

Colère.

Une journée un peu longue et complètement improductive. La sensation qui s’est installée à mesure que la journée avançait que retrouver un job salarié qui corresponde à ce que je recherche par ici relèverait du miracle. Un retour de l’école bruyant et des exigences sans arrêt.

Ça avait déjà mal commencé.

Je suis passée au-dessus et j’ai préparé des jolies assiettes. Au menu : un demi-avocat tranché, des crevettes, des tartines. J’aurais pu prendre une photo et avoir plein de likes sur instagram si j’avais l’habitude de faire ça. Un menu à la cool et un peu différent, Papa n’est pas là pour quelques jours. Lorsque l’un de nous est absent, je crois que l’un comme l’autre nous essayons de rendre ces moments un peu différents. C’est bizarre mais c’est comme ça.

Un dernier passage devant l’ordinateur, le temps de vérifier mes mails, en lire un ou deux, supprimer les autres. J’avais mis la jolie table, avec les serviettes, comme ils aiment. La grande finissait de prendre sa douche.

Et là, tout bascule. J’entends « prends le mien, je n’aime pas ça ». La grande cédait son avocat à son frère… Qui avait déjà mangé le sien. Comme ça. Sans nous attendre. Sans que je les appelle pour venir à table, cet appel qui normalement dure de longues minutes certains soirs…

Je l’ai regardé. Fixement. Et je lui ai hurlé d’aller au lit. J’étais en colère. La vraie colère. Pas juste l’agacement qui me fait déjà hurler plus que nécessaire à d’autres moments. Je lui avais demandé d’attendre quelques minutes avant. Il avait dit « oui maman. Elles sont jolies les assiettes ».

maman sorcièreHier soir, j’étais la sorcière. Et pas la bien-aimée. La vilaine.

Hier soir, je ne me suis pas mise à table avec eux, chose extrêmement rare. J’ai fait revenir TiSam pour qu’il finisse son assiette. Ils sont tous allés au lit directement après. Ma jolie assiette m’attend encore au frigo. J’avais juste pas faim hier soir.