Blogueuse compulsive since 2005. 3 enfants, un mari, un chien, 2 blogs, 2 jobs (salarié / freelance).

On aurait pu faire la même avec des enfants.

Vous l'avez vue, la nouvelle pub Sopalin ?

 

Aperçue sur les réseaux en début de semaine, elle m'a bien fait rire.

Dans le même genre, il y a le fameux "fais voir ça avec ta main (en faisant le geste de tourner un bouchon dans le vide)", en tendant ensuite le tube de dentifrice au gnome en lui disant "ah bein en fait tu sais le faire".

Vous en avez, des comme ça ?

Je ne veux rien faire.

Nouvelle rentrée, nouvelle ville, nouvelles habitudes. A peine le temps de comprendre que le lundi c'est 15H45 et le mardi 17H qu'il faut déjà s'amuser à y greffer des activités périscolaires.

Je vous en parlais déjà l'an dernier, alors que franchement, tout était déjà réglé : les filles continuaient la danse et il me fallait trouver quelque chose pour TiSam. Nous avions alors opté pour une séance hebdomadaire "multisports" qui avait assez bien marché. C'était zen (un peu trop même, les animateurs étaient siouper cool, à commencer 10 mn plus tard et finir 5 mn plus tôt), et il a rarement rechigné à y aller.

Mais les copines de la danse ne sont plus là pour fédérer les troupes, et j'ai du fouiller dans le programme de la MJC locale pour trouver des choses qui collent aux horaires et à l'organisation familiale.

Madame Ma Fille avait dit "GRS". Et comme de par hasard, le cours de GRS tombait en même temps que le cours de danse Jazz qui faisait de l'oeil à Magow.

Là tu vois le halo de lumière qui descend sur moi, avec des petits anges et des licornes qui virevoltent. 2 cours pour 2 enfants EN MÊME TEMPS. Pas besoin de courir deux fois. Juste après l'école à 5 minutes à pied de la maison.

 

C'était trop beau.

Parce que si Magow a bien voulu tester le cours de danse hier après l'école, Madame Ma Fille a boudé la GRS. Elle ne veut rien faire, en fait. Ah si, du yoga. Mais ici le yoga est réservé aux adultes. Et même si je trouvais un cours, ma main à couper qu'elle se dirait qu'elle préfère le parapente en fin de compte.

Et TiSam. Ah TiSam. Celui qui ne veut pas aller à la piscine avec l'école parce qu'il va se mouiller les cheveux. On lui a proposé le judo, vidéos Youtube et supers tenues Kimono à l'appui. Mais non, il a peur de tomber. On lui dit qu'il va apprendre à tomber sans se faire mal, il nous dit qu'il sait déjà, avec démonstration sur le parquet.

Il aime courir, j'ai vu une fédé d'athétisme. Je lui ai pas proposé. Sur la feuille d'inscription fallait signer une décharge pour une éventuelle prise de sang. Que même s'ils la font pas aux petits, il faut quand même la signer.

Le Chéwi semble persuadé qu'une activité périsco est O-BLI-GA-TOI-RE (oui c'est pas lui qui fait le taxi). Moi je me suis fait une raison hier soir je crois. Je vais encore tenter d'emmener TiSam à sa séance d'essai de judo mercredi. Mais je ne vais pas me battre. Peut-être qu'on trouvera quelque chose en cours d'année, peut-être que les copains qu'ils vont se faire à l'école vont les entraîner. Alors je vais inscrire Magow à la danse. Et peut-être moi au yoga (avec les moultes euros économisés sur la grande et le fiston).

Bon, on est d'accord, on les force pas ? Ou au contraire vous les poussez, quitte à choisir pour eux ?

Non, je peux pas, j’ai grossesse.

Hier soir, je jouais à Candy Crush devant la fin du 20H de TF1. J'ai d'ailleurs passé plusieurs niveaux j'étais assez contente si tu veux tout savoir.

J'écoutais d'une oreille la fin des "infos" : un reportage sur la rumeur (wouuuh) après les nouvelles attaques contre Najat V.B. (mais on y parlait d'une dame qui était accusée de tuer des chats. Elle tue des chats Najat ?), et puis l'annulation du voyage de la Princesse Kate. Ca donnait ça :

"La Princesse n'a pas pu se rendre là où elle devait aller [genre pas très loin], et pour cause, elle est enceinte."

Là, j'ai levé la tête. Non que la vie intra-utérine de Kate me passionne – en vrai ça arrive à des gens très bien d'être enceinte – mais la relation de cause à effet : elle n'est pas venue parce qu'elle est enceinte est assez stupéfiante.

 

kate

(AHHHH facile de faire des mômes et les refiler à la nanny !
fais gaffe qu'elle te vomisse pas dessus quand même)

 

Gilles, Gilles, Gilles (Bouleau). Tu es heureux, on le sent, en l'annonçant. Comme si tu y étais pour quelque chose. Mais quand tu dis "elle n'est pas venue, et pour cause, elle est enceinte", on s'imagine la nana au 10eme mois de grossesse, tu vois ? C'est pas de l'info ça…

Regarde Gala. Sur leur site internet, ils ont tendance à réagir un peu comme toi (et comme les gens en 1930) : mais WOUAOU, Kate elle est enceinte, et elle organise l'anniversaire de son beau-frère, et elle a plein de trucs de prévus. Mais là où Gala dépasse le JT de TF1, c'est en te disant qu'elle souffre d' hyper­eme­sis gravi­da­rum. Bon, ça veut juste dire qu'elle vomit beaucoup, mais en latin c'est plus classe.

Tu comprendras qu'en 2014 on ne peut plus dire aux gens que Kate ou quelqu'un d'autre ne fait pas un déplacement parce qu'elle est enceinte de 12 semaines. Eventuellement, ça peut être une excuse pour ne pas boire, ou ne pas monter dans le Space Mountain. Mais pas pour aller voir des écoliers ou visiter une maison de retraite. Par contre en profiter pour parler de cette maladie qui touche une femme enceinte sur 50, qui provoque déshydratation, forte perte de poids et qui entraîne le développement de toxines dans le sang, ça aurait pu être une porte de sortie digne (et informative).

Donc on va juste arrêter de prendre les femmes enceintes pour des choses qui n'ont rien le droit de faire. Même à 8 mois, si tout va bien, on peut aller faire les courses. On peut prendre le train. On peut aller boire un virgin mojito en terrasse avec des copines. Après, la grossesse a ses maux, on le sait, mais la grossesse n'est pas une maladie.

Ca fait juste un peu grossir.

Comme un article de septembre.

La maman que je suis a effectué cette année sa 5ème rentrée scolaire. Pourtant cette rentrée là était particulière.

Les précédentes suivaient le cours des choses : de la garderie à la maternelle près de chez nous, puis l'élémentaire en face… Cette année, nous avons déménagé. La rentrée s'est faite ailleurs, sans les copains de l'année dernière. Sans les habitudes qui rassurent.

Si les règles sont sensiblement les mêmes selon les établissements, l'organisation – entre nouvelle école, nouvelle ville et la fameuse réforme – a changé. Parce que Maman travaille de la maison maintenant, et que les horaires d'école et de TAPS ne seront pas allongés par les trajets travail-maison. Parce que l'école est juste à côté de la maison.

Cette rentrée m'a particulièrement stressée, je l'avoue. Moi, la mère complètement détachée, pas du genre à verser ma larme pour l'entrée à l'école, j'avais l'estomac noué de les emmener dans ces nouvelles écoles complètement inconnues, avec des enfants qui ne sont pas LES copains. Le souvenir de cette solitude lors de mes premiers jours de CE2 à mon propre changement d'école me rongeait. Plus pour la grande d'ailleurs, les jumeaux se retrouvant ensemble dans la seule classe de grande section.

Côté organisation, idem. On les inscrit où et quand pour la cantine ? Jusqu'à quelle heure dure la garderie ? Et c'est TAPS, c'est quoi alors ? Faut les inscrire ? Faire un choix ? Se mettre sur liste d'attente ?

A J+3, on est bon. Les premiers prénoms de petits copains résonnent dans le couloir, les maîtres et maîtresses sont gentils, les gens sont plutôt compréhensifs et patients. Aucune erreur d'horaires (notamment grâce à mon petit tableau affiché sur le frigo – une feuille d'un agenda hebdo déniché chez Hema il y  a 2 ans je crois). Il faut dire que les 3 sont à la même enseigne, mais ne font pas les mêmes choses au même moment.

 

2014-09-03 10.27.10

 

Voila, je pense qu'on est bon. J'ai encore l'impression de marcher sur des oeufs, j'avoue, et je vérifie tout le temps ma montre. Mais ils ne semblent pas autant perdus que moi dans notre nouvelle vie. Et c'est bien là l'essentiel.

Moi, moi et moi.

J'ai passé quelques jours seule avec moi, mon moi intérieur et mon moi inconscient.

Autant vous dire que ç'a été un beau bordel.

Pendant que moi je voulais défaire les 3 cartons qui restent, et la valise de chaussures familiale, mon moi intérieur avait surtout envie de glander sur le canapé pendant que mon moi inconscient, ce fou, cherchait un endroit où aller courir.

Alors que moi je me suis dit que j'allais aller faire des courses juste pour moi (enfin juste pour moi… pour moi, mon moi intérieur et mon moi inconscient quoi) pour manger uniquement ce que j'avais envie, mon moi intérieur n'avait juste pas envie de se mettre aux fourneaux et mon moi inconscient regardait toujours le fût de bière esseulé qui prend toute la place dans mon frigo depuis 3 semaines.

Y'a eu un jour où mon moi inconscient a mis un coup de pied dans les fesses de mon moi tout court et m'a traînée à la piscine. Pendant que moi j'avais des rampes aux orteils en nageant – c'te blague – mon moi intérieur jubilait d'arriver à ce 1000m brasse coulée gloup gloup. Mon moi inconscient essayait de poursuivre un Camille Lacourt imaginaire, on ne l'a pas revu pendant 3h.

On s'est retrouvé en paix pendant une heure et demie, le temps d'une balade en forêt. Seule avec le chien. J'ai fait taire mon moi intérieur qui voulait embarquer un couteau céramique avant de partir, parce que quand même, aller seule en forêt, toussa.

shh

 

Et voila, ce soir, ils rentrent tous. Les gnomes, le Chéwi. Si moi je suis contente de les retrouver après ces quelques jours, j'ai bien peur de ne plus avoir accès à mon moi inconscient avant longtemps. Mon moi intérieur va se faire tout petit. Et je vais m'atteler à écouter les mois des autres à nouveau…

 

 

Les tête-à-tête de l’été.

C'est devenu un peu un rituel depuis quelques années : chaque été, la Tribu est explosée en plusieurs parties, pour le plus grand bonheur de tous.

Chacun des enfants dispose d'un peu plus d'attention, que ce soit des grands-parents ou de nous, selon qu'il soit dans l'est, dans les Alpes, à Paris (enfin plus maintenant) ou dans le sud. Des activités différentes. Les vacances quoi.

Les moins bien lotis ont été ceux qui sont restés, à tour de rôle, avec nous. Pour cause de cartons et de camion de déménagement, nous n'avons pas franchement pu être "en vacances" même si on n'en a quand même bien profité, malgré tout. Mais aucun des trois n'y a échappé, TiSam était resté avec nous à Paris AVANT, Madame Ma Fille PENDANT et Magow APRES, quand il faut tout monter et vider. Une belle répartition.

Quelques retrouvailles aléatoires, des rassemblements le temps de faire des échanges d'enfants, ici ou là. S'assurer que tout le monde va bien par téléphone et garder le portable près de soi la nuit, au cas où, le temps que tout le monde soit rentré au bercail.

Au retour, prévu dans en gros une semaine, il faudra que chacun se refasse une place. Quelques jours de latence, de disputes surement. TiSam n'a pas encore compris qu'il ne rentrera pas en région parisienne. Madame Ma Fille n'a pas vu la nouvelle organisation de sa nouvelle chambre (commune avec Magow). On n'a pas encore habité tous ensemble, et rien que nous dans notre nouvelle maison…

On va donc tous devoir apprendre à vivre ici ensemble.

Mais bon, je peux encore en profiter un peu :)