À trop vouloir gruger, on se fait prendre.

Jamais je ne laisse pourrir une situation pour laquelle je serai susceptible, plus tard, de payer ou rembourser des trucs. J’estime avoir trop touché à Pole Emploi ? Je harcèle mon conseiller pour que finalement il m’explique que non, j’ai le droit à tout ça. J’exige même qu’il me l’écrive, pour avoir une preuve. Les impôts ne me prélèvent pas ? J’appelle. Mon chèque de charges de copro n’est pas encaissé ? J’appelle aussi.

La peur de se retrouver à poil. Ça doit porter un nom, avec syndrome devant je pense.

Sauf que là, j’ai laissé couler. J’en ai pas trop parlé, des fois qu’on m’entende. Bon, ok, je m’en suis un peu vantée en fait. Mais pas trop non plus. Depuis quasiment 3 ans, quand je sentais que ça allait tomber, je fermais fort les yeux et bizarrement ça marchait. Sauf qu’un jour, ça te tombe dessus, et tu te retrouves complètement à la rue, à peine le temps de te relever, un nouveau coup te retombe sur le coin de la tronche.

Enfin de la tronche… De la carte vitale plutôt. Parce que voila, depuis presque 3 ans, le doc on ne le voyait que rarement. Vaccins, une vague angine un jour. Mais depuis décembre, les microbes ont retrouvé notre adresse. Et berdol, ils en profitent. Majoration de 3 ans de retard. Même le chien y passe.

« -Yo les gars, on a une attaque coordonnée du côté de la Tribu. À l’attaque !
– oh bah non c’est RTT aujourd’hui, dis. »

angine – bronchite – hyperthyroïdie du chien – malaise vagal – scarlatine – bronchite du chien – angine – bronchite asthmatiforme.

La grande pleurniche de temps en temps qu’elle va redoubler parce qu’elle a du manquer 3 semaines en cumulé depuis début décembre (alors qu’on en n’est pas là, hein), parce que c’est elle qui a le plus été touchée, avec – fraise tagada sur le muffin – une suspicion d’allergie aux PLV (on va enlever tout cela pendant un mois pour voir).

Je n’ai même pas mis dans la liste le problème d’embouteillage dans le bidon de la petite, trafic ralenti qui nous a mené aux urgences lundi matin parce que je pensais que c’était l’appendicite (une gosse pliée en 2, mal au côté droit jusqu’au rein, qui ne peut pas lever la jambe ni se mettre debout pendant 2 heures, j’avais quand même peu de chances de rentrer avec un simple lavement… c’est pour ça que j’ai envoyé le Chewi :) )

Lors de mon entretien, pour mon job, mon argument principal pour m’excuser d’avoir des enfants avait été de dire à quel point ils n’étaient jamais malades. Heureusement, le Chéwi a des jours de récup’ qui nous ont bien aidés. Mamie et Papi étaient (bizarrement) dans le coin à des moments stratégiques. Et la grande a pu rester un peu seule à la maison (avec hangout sur sa tablette, des coups de fil de tout le monde toute la journée – un jour elle s’est plainte de ne pas pouvoir se reposer).

Il ne faut jamais prendre la peau du microbe avant de l’avoir tué.

En même temps un tapis en peau de microbe, c’est pas un peu petit ?

Les copains.

Je ne crois pas que ce soit « un truc de fille » ou « un truc de garçon » mais plutôt un truc de parent. Laisser ses enfants aller ailleurs, accepter les gosses-des-autres…

Mes enfants ne sont pas du genre à rentrer chaque jour de l’école avec 3 invitations différentes. Et heureusement. J’avoue que j’ai beaucoup de réticence à les laisser aller chez d’autres quand je ne connais pas un minimum les parents. Un minimum : une conversation devant les portes de l’école. J’aime assez les anniversaires au McDonald’s pour cette raison d’ailleurs. Mais bon je pense que la plupart des parents sont pareils…

Des fois il faut donner un coup de pouce. Alors que les filles ont des copines (2 sœurs) qui viennent et chez qui elles vont régulièrement, TiSam n’avait jamais reçu de copain en dehors de son anniversaire (pour lequel les 2 mêmes sont venus sur les 5 invités les deux dernières années). J’avais gardé les numéros de téléphone. Alors j’ai envoyé un message d’invitation.

Sans attendre, j’ai permis aux filles d’inviter chacune une copine le même jour. Même pas peur.

Les copines ont répondu dans la foulée, pas le copain. Et j’avoue que je m’en suis voulue. C’était pour lui au départ, il allait à nouveau se retrouver seul. J’ai gambergé. Trop. Et le message de la maman m’a tellement soulagé : il allait venir et était très content, parce qu’il était bien seul dans son quartier aussi.

Ils étaient 6. Ils ont été sages. Ont fait des blagues et l’ébauche d’un exposé sur le Louvre pour les grandes. J’ai fait des crêpes et ils ont mangé trop de bonbons. Et l’après-midi a été super chouette.

Les copains !

Parce que comme nous et le boulot, leur vie sociale ne se résume pas à l’école, non ?

Miss Peregrine et les enfants particuliers (livres + film) – Ransom Riggs

« Si tous les soleils, à l’exception du nôtre, s’éteignaient ce soir, combien de vies nous faudrait-il pour comprendre que nous étions seuls ? »

Miss Peregrine et les enfants particuliers

Miss Peregrine et les enfants particuliers est une trilogie. Je ne vais pas tout raconter et m’en tenir au début : Jake est très proche de son grand-père, un homme un peu bizarre mais qu’il adore. Le vieux monsieur lui raconte des histoires d’enfants avec des caractéristiques hors du commun : un garçon invisible, une jeune fille qui fait du feu avec ses mains, un autre qui héberge des abeilles dans son ventre ou encore une fillette qui s’envole dès qu’elle n’a plus ses chaussures de plomb. Tous ces enfants sont les héros des histoires que Abe, le grand-père, raconte à Jake depuis petit. Photos à l’appui. Mais Jake grandit et ne croit plus à ces histoires. Jusqu’au jour où son grand-père meurt, tué officiellement par une meute de chiens. Mais Jake a vu ce qui l’a tué. Et ce n’était pas des chiens.

J’avais à peine tourné 20 pages du premier tome que déjà j’en parlais à tout le monde : j’ai adoré l’univers dans lequel nous plonge l’auteur, les références à la montée du nazisme, à la déportation sont amenées de manière si douce par l’histoire, mais forte et aussi horrible qu’en en parlant directement. Le rapport à l’éternité aussi… Bref j’ai adoré ce monde fait de boucles temporelles, de méchants si souvent décrits mais difficiles à imaginer, d’univers quasiment parallèle. Et de ces enfants et adultes si différents qu’ils vivent en dehors de notre temps (là aussi, tellement d’interprétations sont possibles…). J’ai dévoré les 2 premiers tomes en une semaine.

Et j’ai appris que film sortait, pile  à ce moment (je ne suis pas trop les sorties ciné…). J’ai emmené Madame Ma Fille.

Et le film, je ne sais pas trop ce que je peux en dire. Un très beau film, avec de très belles images. Des écarts avec les livres, comme dans toute adaptation. Un peu trop à mon goût, comme toujours. Mais surtout, toute cette dimension donnée à l’image alors qu’elle manque à l’histoire. Le monde fantastique de Ransom Riggs – à mon sens – s’est avéré être une simple excuse pour Tim Burton pour faire ce qu’il sait faire de mieux : donner vie à ces mondes si riches visuellement.

Je ne peux pas dire que j’ai été déçue, le film est génial. Je n’ai juste pas cette impression d’avoir vu le film adapté des livres que j’étais en train de lire. J’étais même assez déconcertée pour tout vous dire. J’aurais apprécié d’avantage le film si je n’avais pas encore lu les livres. Et les lire après avoir vu le film doit être une très chouette expérience.

Bref, si vous n’avez ni lu, ni vu, je vous conseille de voir avant de lire. Si vous avez lu, faites vous votre propre idée si vous avez envie de voir. Après-coup j’ai décidé que cela avait été une expérience visuelle, ce monde fantastique qui prenait vie.

Miss Peregrine et les enfants particuliers, tomes 1, 2 et 3, de Ransom Riggs, chez Bayard Jeunesse.

École buissonnière à la montagne !

Sans scrupules.

En prévenant les instits qui me refilent des fiches. Uniquement pour ma bonne conscience, soyons honnêtes. Les jumeaux ont quand même préparé leurs dictées.

Profiter des quelques pistes ouvertes et des tout petits forfaits (à cause du manque de neige) pour s’essayer au snowboard avec la grande.

On a testé le snowboard !

S’éclater.

Hésiter entre une grosse contracture ou une élongation pour la douleur à l’épaule ensuite.

S’imaginer dans le blizzard en Alaska…

Pris dans le blizzard !

Skier en famille,  à 5 dans la poudreuse, en priant fort sur le télésiège parce que le vent nous balade un peu trop.

Ski en famille


Demain c’est lundi. On rentre fatigués mais heureux.


Route du retour

Un jour de neige.

Elle est arrivée le semaine dernière sans vraiment prévenir. On attendait quelques flocons, on s’est retrouvé à concevoir des après-ski de secours à base de bottes en caoutchouc et de grosses chaussettes (bah oui, le matos neige est à la montagne) et à appeler les collègues pour savoir s’ils étaient bien arrivés au travail.

Un jour de neige, quand il tombe beaucoup de flocons et qu’en plus ce n’est pas forcément un coin à neige, c’est assez magique : le silence, le temps qui s’écoule plus doucement, l’ambiance feutrée… Sauf que je m’étais préparé un mercredi de ministre.

Comme je suis la zénitude incarnée depuis le début de l’année (sans déconner, le Chewi doit me droguer à l’insu de mon plein gré) et que bon, moi les jours de neige j’adore ça, j’ai dit tant pis les courses, tant pis ce que je devais faire, tant pis si on est mouillé et on est resté à la maison à faire un gros bonhomme de neige juste devant chez nous.

Et on a mangé des pâtes. Et du flan.

2 jours de suite.

Mais notre bonhomme de neige, il était trop trop beau !

Et puis il a plu. Et il a fait chaud. De -6 mercredi on est passé à 13 ce dimanche.

Jeudi soir il a perdu sa carotte.

Vendredi il ne restait plus rien.

C’est triste quand la neige fond je trouve… j’aime bien les jours de neige !

Optimisme : définition

L’optimisme, c’est être le 17 janvier et se dire que 2017 rocks, même si :

  • Madame Ma Fille se tape une scarlatine de foufou prise juste assez tard pour que ça chatouille ses reins. (À ma décharge elle a fait des plaques APRÈS la colique néphrétique).
    •  Ma machine à laver a rendu l’âme, après une longue agonie du roulement qui est à ce jour en petits morceaux.

      lave-linge-casse-roulement
      (Oui c’est bien le roulement à droite)

    • Mon chien a une bronchite. Non mais même le chien quoi. Et il a les mêmes antibios que ma fille.
    • TiSam a un rhume. Et des chromosomes masculins.
    • J’ai été tirée au sort pour être jurée d’assises. Meurtre et viols sur mineurs de moins de 15 ans au programme. J’ai hâte.
    • J’ai fait un selfie pour rire. J’ai pleuré : un œil de gonflé et le pif rouge. Bref j’ai un rhume. Si c’est un rhume de mec je suis morte.

 

Malgré tout je suis de bonne humeur, sans prendre de drogue (enfin du fervex, ça compte ?), enthousiaste (sauf pour les devoirs de TiSam faut pas déconner), et j’ai pas envie de me rouler en boule dans un coin. J’ai même commencé un billet sur mes défis de 2017 !